vendredi 13 juin 2008

ABC du Salariat et communisme libertaire

1.Une minorité appelée la bourgeoisie (ou patrons, ou les riches) dirigent et structurent l'économie. Ils le font en achetant du temps de travail aux autres membres de la société. Ces autres membres s'aliènent et se soumettent à la hiérarchie organisationnelle du patron poussé par l'obligation d'obtenir du salaire. Les prolétaires sont par définition la classe sociale qui n'a rien d'autre pour vivre que de vendre leur travail à des personnes ou des institutions possédant du capital, une valeur quelconque comme la monnaie, l'argent. Au contraire les bourgeois-es n'ont qu'à être propriétaire d'un bloc appartement "qui se paie tout seul", par exemple, pour pouvoir gagner de l'argent. Je ne parlerai pas des bourgeois-es du milieux financier qui font de l'argent sans qu'il y ait aucun produit matériel concret, pratique de produit.

Déconstruisons le mythe que les patrons sont des bien-faiteurs. Ils sont conscients-es du pouvoir qu'ils et elles ont et veulent le maintenir. Le meilleur moyen qu'ils et elles peuvent utiliser pour se maintenir en place, mis à part les massacres et la répression étatique, c'est de nous convaincre qu'ils sont nécessaires.






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Dans une société de consommation où l'utilisation de l'argent et l'utilisation d'institutions financières sont parfois nécessaires (épicerie, hypothèque, cartes de crédits), le salaire est une force qui oriente les décisions et la vie entière des individus. Les bourgeois-es, les patrons-nes, sont ceux et celles qui s'approprient légalement le temps de travail d'autres personnes soumises à un système d'exploitation par le salaire. Simplement en étant propriétaire des machines, ou sous la logique de la récompense-motivation pour avoir pris le "risque de l'investissement", les boss se prennent un grande part de la richesse produite par les travailleurs et travailleuses tout en se permettant le droit de dicter les conditions de travail, qui résultent parfois à de graves maladies voire même la mort de travailleurs et travailleuses. Les plus "chanceux et chanceuses" du système seront ceux et celles qui à défauts de devenir eux-mêmes patrons-nes(sic) pourront avoir une place de privilégiés-ées dans la hiérarchie salariale d'un domaine dans lesquels ces derniers et ces dernières pensent être le moins déprimés...

Une révolution communiste-libertaire vise à abolir le système économique basé sur l'exploitation salariale, donc il n'y aura plus personne qui achètera personnes. C'était d'ailleurs une règle populaire en Espagne 1936 pour les personnes, ayant refusé d'intégrer leur terres à la socialisation, possédaient toujours des propriétés. En abolissant le salariat, cette révolution libertaire aurait aussi comme conséquence de diminuer le nombre d'heures de travail puisque qu'il n'y aurait plus ces bourgeois-es à engraisser car plus d'exploités, plus d'États ni de bureaucratie à faire rouler car anarchie populaire. Donc plus aucun profits à accumuler en exploitant d'autres êtres humains, c'est la fin du capitalisme; plus de dirigeants-es qui structurent l'économie selon leur bonne-science-de-chefs car le travail serait socialisé, c'est le communisme libertaire.



Même si on voudrait occuper les usines et les gérer en solidarité avec la société, ça veut pas nécessairement dire qu'on est"stakanovistes"! Les patrons sur-produisent et nous exploiteront toujours pour les profits. On s'en fiche des profits, on veut vivre, pas sur-vivre en arrachant le pains aux plus faibles pour monter en haut de la pyramides des affranchis-es. On est pas productivistes, mais si c'est pour mater des fascistes et des bourgeois bien gras, je suis prêt à me lever pour lutter très tôt!!! car c'est la guerre des classes.


Lecture suggérée
Travailler moi? Jamais!
par bob black

Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille - ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler. Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de voie fondé sur le jeu ; en d'autre mots, une révolution ludique. Par "jeu", j'entends aussi bien la fête que la créativité, la rencontre que la communauté, et peut-être même l'art. On ne saurait réduire la sphère du jeu aux jeux des enfants, aussi enrichissants que puissent être ces premiers amusements. lire la suite...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le texte de Bob Black est vraiment à chier. Rien de sérieux; même la satyre en vaut pas le coup avec des affirmations du genre "Les féministes ont rien contre l'autorité en autant qu'elle soit exercée par des femmes." Faudrait savoir pourquoi ce texte est suggéré pour faire passer votre point; l'idée d'une société de loisir fait déjà partie intégrante du communisme préconisé par Marx...

P.S: Merci Patron est loin d'être une glorification des patrons si on prend la peine de l'écouter au deuxième degré.