dimanche 29 juin 2008

Les entrevues radio finalement disponible sur Internet!


Ouf!, il en aura fallu du temps avant qu'on trouve un moyen de mettre à la disposition de tout le monde certaines parties de nos émissions. Nous les mettrons sur Radio4 all [point] net.


Nous commençons avec du retard, mais toujours avec pertinence, avec l'entrevue du 3 juin avec Normand Couture porte-parole de l'Association des Locataires de Sherbrooke. Vous remarquerez que nous faisions frire des patates frites dans les studios. Prochainement, nous essaierons de nous retenir d'émettre ce genre de son en l'enregistrant par l'entremise du programme Screamer Radio qui permet d'enregistrer des émissions sur Internet en mp3, par et sur un ordinateur.

pour écouter l'entrevue, cliquez ici.
Ça va peut-être prendre une vingtaine de minutes à le télécharder, par contre... Pour trente-six minutes d'une entrevue super intéressante, ça vaut la peine! non?


Bonne écoute!!!

Le camps des 4-sans en images (FRAPRU)

Merci à Michael du cmaq.net pour ses vidéos (dont deux ci-dessous) et ses photos et à Nicolas du groupe de "La Nuit" (Nefac à Qc) pour ses photos aussi!
Pour le droit au logement!

C’est ce jeudi le 26 juin 2008 que furent lancées les activités du « Camp des 4-Sans » dans le Parc de l'Amérique française (à côté du Grand Théâtre à Québec). Le jeu de mot 4-Sans évoque que « jusqu’à samedi, des Sans toit, des Sans l’sou, des Sans droit et des Sans voix vivront jour et nuit sur ce site et animeront diverses activités ouvertes à toute la population ». Près de 80 personnes mal-logées et sans-abri ont ainsi planté leurs tentes, malgré la pluie, en plein centre-ville de Québec.


L'événement à reçu un appui solidaire à Paris!

Z'aimeriez en savoir plus à propos du FRAPRU? cliquez là! -> .
En passant, l'Association des locataires de sherbrooke est membre actif (pas mal à ce qu'il parait) du FRAPRU, leur site est... ici!

samedi 28 juin 2008

Clin d'oeil sur les luttes paysannes contre l'agrobusiness

pris sur amerikenlutte.free.fr

Dans un communiqué diffusé par le Mouvement Sans Terre du Brésil (MST), Via Campesina explique que « le modèle économique actuel, basé sur l’agrobusiness et le capital financier, veut transformer les aliments, les semences et toutes les ressources naturelles en marchandises ».

L’association prétend que de cette manière on cherche à « satisfaire les intérêts des grandes compagnies transnationales en garantissant leurs bénéfices et en satisfaisant leur cupidité ». Le document soutient également que « ces groupes économiques s’approprient la terre, l’eau, les minéraux et la biodiversité, livrant ainsi aux firmes privées ce qui appartient à tous ». Elle affirme aussi qu’ « ils promeuvent la dévastation des forêts et la détérioration du sol par la monoculture ». Elle ajoute encore que le modèle de l’agrobusiness « augmente l’exploitation des travailleurs en les précarisant, en ne respectant pas leurs droits, en générant chômage, pauvreté et violence ». Pour finir, l’association condamne « la concentration de la richesse aux mains des plus riches, spécialement des banquiers et des entreprises transnationales, alors que l’inégalité et la pauvreté s’accroissent ».

Communiqué de Via Campesina : « Nous voulons produire des aliments »

Le modèle économique actuel, basé sur l’agrobusiness et le capital financier, veut transformer les aliments, les semences et toutes les ressources naturelles en marchandises afin de satisfaire les intérêts des grandes compagnies transnationales et garantir leurs bénéfices.Ces groupes économiques s’approprient la terre, l’eau, les minéraux et la biodiversité, transformant ainsi en bien privé ce qui appartient à tous. De plus, ils promeuvent la dévastation des forêts et la détérioration des sols par la monoculture. Ils augmentent également l’exploitation des travailleurs, les précarisent, méprisent voire suppriment leurs droits, provoquant ainsi chômage, pauvreté et violence.

Ainsi l’agrobusiness promeut la concentration de la richesse aux mains des plus riches, spécialement des banquiers et des entreprises transnationales, alors qu’il augmente l’inégalité et la pauvreté de la population.

I - Nous dénonçons :

Nous dénonçons le modèle agricole actuel parce que : 1. Il favorise les intérêts des compagnies transnationales qui font alliance avec les latifundistes pour contrôler notre agriculture et tirer ainsi de grands bénéfices de la production et du commerce des aliments ainsi que de la vente de semences et d’engrais. [...]

II. Nous sommes contre :

Les transnationales, les latifundistes et un groupe de politiciens, partis et parlementaires qui défendent les intérêts économiques et veulent approuver des lois qui empirent la situation.[...]

lire au complet

Via Campesina Brésil - Assemblée Populaire (12 juin 2008) (Traduction - A l’Encontre) (20 juin 2008)

jeudi 26 juin 2008

Sortie du cause commune numéro 21


Le numéro 21 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 21 (format HTML)

mercredi 25 juin 2008

Nouvelle fédération anarchiste dans le nord-ouest des États-Unis

Founding of Class Action Alliance

Organizing in the Northwest

On June 7th, 2008 in Olympia Washington a new Northwestern (Washington & Oregon) US based regional anarchist organization, Class Action Alliance, held our founding General Assembly. Preparation for this founding General Assembly had taken place over several months including meetings in locations throughout the Northwest and the sponsoring of a speaking tour.

The General Assembly agreed to the General Principles of Class Action Alliance (below), a constitution, to seek affiliation with Anarkismo.net and a basic publication plan both online in terms of a website and a print publication. Individual officers were delegated to fulfill various administrative tasks on a provisional basis leading to a next General Assembly in mid-September.

In advance of the founding General Assembly, through organizing and planning meetings and the sponsoring of a speaking tour we invited others from the Northwest to become involved in this new organization based largely on the Anarkismo Editorial Statement and a plan to work with Anarkismo groups and others here in North America and across the globe.

In looking at the past successes and failures of anarchist organizations we look towards our respected comrades across the world for inspiration, solidarity and an ideal of building a new world together.


For correspondence or more information on how to become involved
email: classactionalliance@gmail.com

General Principles of the Class Action Alliance

The members of Class Action Alliance identify within specific international anarchist traditions recognizing four main tenets of anarchist organization. The core of these traditions is the need for anarchist political organizations that seek to develop:
  • Theoretical Unity
  • Tactical Unity
  • Collective Action and Discipline
  • Federalism
Anarchism will be brought about by the struggle between the vast working class majority of society and the tiny minority that currently rules. A successful social transformation will require that anarchist ideas become the leading ideas within the working class. This will not happen spontaneously, it is up to anarchists to initiate and participate in social movements as an organized force.

A major focus of our activity is work at those crucial points where working class people are organizing together for control over our lives, the decisions affecting us and against oppression. These areas include, but are not limited to, direct action in the workplace, neighborhood activism, an ecology movement that remembers class and resistance to all forms of oppression. Oppression takes many forms, including but not limited to, racism, sexism and homophobia. Each must be confronted individually, as well as in relationship to one another. The class struggle cannot succeed without confronting these oppressions and their intersections. We need to be within these mass based movements of our class.

Beyond the traditional anarchist involvement within the mass economic struggles of the working class, we see it as vital to work in struggles that happen outside the unions and the workplace. These include, but are not limited to, struggles against particular forms of oppression, colonialism, imperialism and the struggles of the working class for a decent place and environment in which to live. Our general approach to these, like our approach to the unions, is to involve ourselves with mass movements and work within these movements, in order to promote anarchist methods of organization involving direct democracy and direct action.

We see the success of a social revolution being determined by the building of such struggles in the here and now. The methods of struggle that we promote are a preparation for the running of society along anarchist and communist lines after the revolution.

In the spirit of working class internationalism, we oppose all forms of imperialism and colonialism, and defend all peoples’ rights to self-determination. We will act in solidarity with all struggles of oppressed peoples for their collective liberation. While in solidarity with all working peoples’ struggles, we are opposed to all attempts for national or international ruling classes to co-opt these struggles, and all reactionary nationalism.

To achieve balance between humanity and the natural world, we must create a society which is based on the satisfaction of true needs such as food, shelter, water, and community. Modern environmental destruction is a result of capitalism’s need to commodify the natural world, for the wealth of a small minority. We recognize that social transformation is the first step towards ecological balance, not lifestyle changes or technological innovations.

We recognize a need for anarchist organizations who agree with these principles to federate on a regional, national and international basis. However, we believe the degree of federation possible and the amount of effort put into it must be determined by success at building organizations capable of making such work a reality, rather than a matter of slogans.

(as agreed June 7, 2008)


De Québec à Kaboul, pas d’armée dans nos cités !



Venez manifester le JEUDI LE 3 JUILLET à 10H00 AU PARC DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE afin de dénoncer la cérémonie du droit de cité et la parade militaire des Forces armées canadiennes!

La cérémonie du droit de cité donne la permission aux militaires du 22ième régiment d'entrer dans l'enceinte de la ville. Cette mascarade vise à mousser la popularité de l'armée au Québec et à faire la promotion de la mission canadienne en Afghanistan, il est de notre devoir d'agir pour rappeler notre opposition à cette guerre ainsi qu’à cette célébration qui donne le droit aux soldats de circuler librement dans la ville.

La guerre livrée en Afghanistan sous le prétexte de l'aide humanitaire n'apporte pas d’amélioration significative à la situation
des Afghans et Afghanes. Motivée par des intérêts stratégiques et économiques, elle ne vise qu’à étendre le contrôle des pays occidentaux sur le Moyen-Orient.

  • Nous exigeons le retrait du droit de cité
  • Nous exigeons le retrait immédiat des troupes canadiennes d’Afghanistan
  • Nous exigeons la fin du recrutement et de la propagande effectuée par l’armée


Transport de Sherbrooke et Drumondville

Le transport partira de Sherbrooke à 6h30 (bed-in la veille au RAJ, café et déjeuner le matin du 3 juillet), puis à 8h00 de Drummondville.

Pour connaître les lieux de départ, demandez-le en réservant au:
819 542-1045 (local du RAJ)
ou rajestrie[arobas]leraj.org


Sur les fonds d'investissements...

Voici un article paru dans le Monde diplomatique du mois de novembre 2007. Signé par le directeur Igancio Ramonet. L'article porte sur les fonds d'investissement gigantesque tel que le Carlyle group qui gère plus de 75 milliards en capitaux propres.

Voracité

Tandis que, contre l’horreur économique, le discours critique – qu’on appela un temps altermondialiste – s’embrouille et devient soudain inaudible, un nouveau capitalisme s’installe, encore plus brutal et conquérant. C’est celui d’une catégorie nouvelle de fonds vautours, les private equities, des fonds d’investissement à l’appétit d’ogre disposant de capitaux colossaux (1).

Les noms de ces titans – The Carlyle Group, Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), The Blackstone Group, Colony Capital, Apollo Management, Starwood Capital Group, Texas Pacific Group, Wendel, Eurazeo, etc. – demeurent peu connus du grand public. Et, à l’abri de cette discrétion, ils sont en train de s’emparer de l’économie mondiale. En quatre ans, de 2002 à 2006, le montant des capitaux levés par ces fonds d’investissement, qui collectent l’argent des banques, des assurances, des fonds de pension et les avoirs de richissimes particuliers, est passé de 94 milliards d’euros à 358 milliards ! Leur puissance de feu financière est phénoménale, elle dépasse les 1 100 milliards d’euros ! Rien ne leur résiste. L’an dernier, aux Etats-Unis, les principaux private equities ont investi quelque 290 milliards d’euros dans des rachats d’entreprises, et plus de 220 milliards au cours du seul premier semestre 2007, prenant ainsi le contrôle de huit mille sociétés... Déjà, un salarié américain sur quatre – et près d’un salarié français sur douze – travaille pour ces mastodontes (2).

La France est d’ailleurs devenue, après le Royaume-Uni et les Etats-Unis, leur première cible. L’an dernier, ils y ont fait main basse sur quatre cents entreprises (pour un montant de 10 milliards d’euros), et ils en gèrent désormais plus de mille six cents. Des marques fort connues – Picard, Dim, les restaurants Quick, Buffalo Grill, les Pages jaunes, Allociné ou Afflelou – se retrouvent sous le contrôle de private equities, le plus souvent anglo-saxons, qui lorgnent maintenant sur des géants du CAC 40.

Le phénomène de ces fonds rapaces est apparu il y a une quinzaine d’années mais, dopé par un crédit bon marché et à la faveur de la création d’instruments financiers de plus en plus sophistiqués, il a pris ces derniers temps une ampleur préoccupante. Car le principe est simple : un club d’investisseurs fortunés décident de racheter des entreprises qu’ils gèrent ensuite de façon privée, loin de la Bourse et de ses règles contraignantes, et sans avoir à rendre compte à des actionnaires pointilleux (3). L’idée, c’est de contourner les principes mêmes de l’éthique du capitalisme en ne pariant que sur les lois de la jungle.

Concrètement, nous expliquent deux spécialistes, les choses se passent ainsi : « Pour acquérir une société qui vaut 100, le fonds met 30 de sa poche (il s’agit d’un pourcentage moyen) et emprunte 70 aux banques, en profitant des taux d’intérêt très faibles du moment. Pendant trois ou quatre ans, il va réorganiser l’entreprise avec le management en place, rationaliser la production, développer des activités et capter tout ou partie des profits pour payer les intérêts... de sa propre dette. A la suite de quoi, il revendra la société 200, souvent à un autre fonds qui fera la même chose. Une fois remboursés les 70 empruntés, il lui restera 130 en poche, pour une mise initiale de 30, soit plus de 300 % de taux de retour sur investissement en quatre ans. Qui dit mieux (4) ? »

Alors qu’ils gagnent personnellement des fortunes démentielles, les dirigeants de ces fonds pratiquent désormais, sans états d’âme, les quatre grands principes de la « rationalisation » des entreprises : réduire l’emploi, comprimer les salaires, augmenter les cadences et délocaliser. Encouragés en cela par les autorités publiques, lesquelles, comme en France aujourd’hui, rêvent de « moderniser » l’appareil de production. Et au grand dam des syndicats, qui crient au cauchemar et dénoncent la fin du contrat social.

Certains pensaient qu’avec la globalisation le capitalisme était enfin repu. On voit maintenant que sa voracité semble sans limites. Jusqu’à quand ?

Ignacio Ramonet.

(1) Lire Frédéric Lordon, « Quand la finance prend le monde en otage », Le Monde diplomatique, septembre 2007.
(2) Lire Sandrine Trouvelot et Philippe Eliakim, « Les fonds d’investissement, nouveaux maîtres du capitalisme mondial », Capital, Paris, juillet 2007.
(3) Lire Philippe Boulet-Gercourt, « Le retour des rapaces », Le Nouvel Observateur, Paris, 19 juillet 2007.
(4) Cf. Capital, op. cit.

Du nouveau sur le blog. Ex: Anarchists against the wall

Notre blog s'est agrémenté de quelques liens de plus et l'ensemble est maintenant sous une structure plus organisée. Nous vous invitons à jeter un coup d'oeil sur l'eBibliotheque kropot. free. fr où vous pouvez trouvez un bon paquet d'écrits anarchistes. Du côté des groupes politiques, nous en avons ajouté quelques-uns, comme par exemple le groupe Solidarité International Libertaire qui théoriquement regroupe des plateformistes d'à travers le monde.

Un groupe non-plateformiste ayant aussi été récemment ajouté mérite une attention particulière. Celui d'Anarchists Againt the Wall, il est question du mur israélien en Palestine. Ce groupe anarchiste lutte contre la construction du mur qui sépare Palestiniens et Israéliens par des manifestations qui démontrent bien l'atmosphère de la région. Vous verrez plus bas un exemple de vidéo qui y sont tournés. Pour plus d'informations, vous pourrez lire plus à ce sujet sur leur site et pour s'y rendre ça passe entre autre... par nos liens! Manquez pas non plus de jeter un coup d'œil sur les dernières nouvelles des autres blogs de la Nefac au Qc, en haut à droite de la page du nôtre.





lundi 23 juin 2008

Que s'est-il passé le premier mai 2008 à Mtl? En video.

Pris sur le cmaq.net
réalisé par
Santiago

Un film étrange ce court-métrage que je viens de réaliser, étrange comme la tactique des policiers ce jour-là… L’atmosphère de cette vidéo est lourde, chargée de l’inquiétude que nous avions au moment où l’escouade anti-émeute s’est pointée comme ça sans raison apparente…

Ponctué d’entrevues éclectiques sur le thème de l’anti-capitalisme en général et rythmé au son d’une fanfare talonnée par les flics, ce film vous entraîne dans le sillage de cette manifestation du 1er mai injustement réprimée…

Retour sur la manif du 1er mai
réalisation: Santiago Bertolino
entrevue: Nicolas Van Caloen


jeudi 19 juin 2008

Retour sur la soirée "Occupons les usines!"















Une trentaine de personnes ont visionné le film et une quinzaine sont restées pour une discussion avec Émilie et Maude, toute deux étudiantes à la maîtrise en gestion des coopératives à l'UdeS. Leur voyage d'étude en Argentine nous a permis d'approfondir les thèmes du film d'une manière concrète.

Elles ont souligné que suite au film, une tendance légaliste dans le mouvement s'est créée éliminant donc la nécessité d'occupation physique des usines et ce au profit de luttes légalistes. Par le fait même, l'aspect "alter-mondialiste" (auquel les travailleurs et travailleuses Agentins ne s'identifient pas nécessairement contrairement à ce que le film peut laisser entendre) est délaissé pour un simple pragmatisme a-politique.

Les principales différences avec le contexte Québécois est que le marché intérieur Argentin est très vaste, donc la production peut se trouver facilement des acheteurs dans une région voisine et que la solidarité entre les coopératives et les non-membres est plus intense. C'est à partir de cette dynamique que certaines coopératives peuvent donner lieu, en se révélant comme une base économique fortement encrée dans le milieux, à la mise en place d'infrastructures et services publiques essentiels.

Plusieurs critiques peuvent souligner la pertinente question de la pérénisation d'un tel système en tant qu'acteur dans le marché capitaliste, i.e. les produits doivent être rentables lors de leur vente pour que les coop puissent être efficaces. "Il ne faut pas oublier qu'on entend parler des coop qui ferment, mais que des entreprises qui ferment y'en a tous les jours et on en parle pas" disent-elles. Les coop sont toutefois d'une importance considérable en tant qu'elles diffusent la culture et la pratique du pouvoir populaire d'assemblé générale, donc sans boss. En argentine, ces milieux sont aussi marqués d'une horizontalité plus grande que celles du Qc selon les intervenantes, bien qu'elles respectent toutes les principes fondamentaux des coop établi par l'ICA, l'International Cooperative Alliance.

Les coopératives Argentine ont, par leur failles et points forts, su, par le Film "The Take" de Naomi Klein, nous questionner sur la concrétisation d'une économie contrôlée par assemblée et réalisées à partir de la solidarité sociale des mouvements sociaux.

_______________________
Si vous voulez en apprendre plus sur le film The Take (genre avoir une copie), ou pour visionner d'autre documentaires sur le contexte de la crise sociale, économique et politique, vous pouvez nous contacter (sherbrooke@nefac.net).

D'ici là, pour les fan d'histoire ou les intéresséEs, nous vous suggérons le film Memoria del sacceo que retraca la larga historia de las presidencias de Menem, la de los movimientos sociales y la de los mucho mas pobres del pais. Por el momento, en ideoma Expanol solamente. Lo siento para los otros que no lo hablan. Il est surement disponible à la bibliotèque de l'UdeS, ou ailleurs. Mémoire d'un saccage.


Nous allons surement entendre parler d'Émilie et de Maude dans une de nos prochaines émissions de radio, sur CFLX tous les mardi de 16h00 à 18h00.

mercredi 18 juin 2008

Le taser pour les "bons" flics


Paul Kennedy, de la commission des plaintes de la GRC, déposait aujourd'hui son rapport sur l'utilisation du Taser.

Entre autres choses, il recommande que l'arme ne soit pas utilisée par des flics ayant moins de cinq années de service. Cinq ans, ça rend les flics plus sages ou ça leur laisse le temps d'assimiler qu'il n'y a pas grand-chose pour les empêcher de faire à peu près n'importe quoi?


Une enquête de Radio-Canada/CBC et de la Presse Canadienne nous apprenait la semaine passée quelques faits pour le moins intéressants.

  • Les agents de la GRC ont utilisé le pistolet Taser plus de 3000 fois entre 2002 et 2007;
  • En 2005, la police fédérale a émis un bulletin interne stipulant que l'utilisation répétée du Taser pouvait être dangereuse pour le sujet;
  • Dans près de la moitié de ces interventions (43 %), ils ont déchargé leurs armes plus d'une fois;
  • Dans 18 % des cas, les agents ont déchargé leur pistolet électrique trois fois ou plus. Dans 31 cas, les agents ont utilisé le Taser sept fois ou plus sur une même personne;
  • Dans plus de 60 % des cas, les personnes qui ont reçu des décharges électriques n'avaient pas d'arme.
Heureusement, le commissaire Kennedy et son rapport sont là pour nous rassurer. « Il faut trouver une façon de traiter les gens comme des êtres humains », qu'il a osé dire.

Tant qu'il y'aura des prisons
Les kids se batteront
Tant qu'il y'aura des prisons
Y'aura d'la baston!

Des anarchistes changent le nom d’une rue du Vieux-Québec

Dimanche le 15 juin 2008, des membres de la Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC) ont souligné à leur manière le 400e anniversaire de la ville de Québec : ils et elles ont « débaptisé » la rue Saint-Paul, à l’angle de la côte Dambourgès, en la renommant « rue Édouard-Beaudoire ».

Qui était Édouard Beaudoire?

Édouard Beaudoire était un ouvrier et un socialiste d’origine française ayant participé à la Commune de Paris. Le 12 juin 1878, il fut tué d’une balle dans la tête par des militaires au coin de la rue Saint-Paul et de la côte Dambourgès. Beaudoire prenait part à une manifestation organisée en réaction aux mauvaises conditions de travail des ouvriers affectés à la construction d'édifices gouvernementaux.

Alors que la classe dirigeante de Québec, le maire Régis Labeaume en tête, s’apprête à offrir à l’armée canadienne le « Droit de cité », les membres de la NEFAC ont voulu rappeler par leur geste l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire des luttes ouvrières de la ville tout en dénonçant le rôle sanglant joué par les militaires dans la répression des revendications populaires. La vie et le combat d'Édouard Beaudoire nous rappellent que la lutte pour la justice et l’égalité reste plus que jamais une nécessité. Aujourd’hui comme hier, on a raison de se révolter !

Fédération des communistes libertaires du nord-est


video

vendredi 13 juin 2008

ABC du Salariat et communisme libertaire

1.Une minorité appelée la bourgeoisie (ou patrons, ou les riches) dirigent et structurent l'économie. Ils le font en achetant du temps de travail aux autres membres de la société. Ces autres membres s'aliènent et se soumettent à la hiérarchie organisationnelle du patron poussé par l'obligation d'obtenir du salaire. Les prolétaires sont par définition la classe sociale qui n'a rien d'autre pour vivre que de vendre leur travail à des personnes ou des institutions possédant du capital, une valeur quelconque comme la monnaie, l'argent. Au contraire les bourgeois-es n'ont qu'à être propriétaire d'un bloc appartement "qui se paie tout seul", par exemple, pour pouvoir gagner de l'argent. Je ne parlerai pas des bourgeois-es du milieux financier qui font de l'argent sans qu'il y ait aucun produit matériel concret, pratique de produit.

Déconstruisons le mythe que les patrons sont des bien-faiteurs. Ils sont conscients-es du pouvoir qu'ils et elles ont et veulent le maintenir. Le meilleur moyen qu'ils et elles peuvent utiliser pour se maintenir en place, mis à part les massacres et la répression étatique, c'est de nous convaincre qu'ils sont nécessaires.






video


Dans une société de consommation où l'utilisation de l'argent et l'utilisation d'institutions financières sont parfois nécessaires (épicerie, hypothèque, cartes de crédits), le salaire est une force qui oriente les décisions et la vie entière des individus. Les bourgeois-es, les patrons-nes, sont ceux et celles qui s'approprient légalement le temps de travail d'autres personnes soumises à un système d'exploitation par le salaire. Simplement en étant propriétaire des machines, ou sous la logique de la récompense-motivation pour avoir pris le "risque de l'investissement", les boss se prennent un grande part de la richesse produite par les travailleurs et travailleuses tout en se permettant le droit de dicter les conditions de travail, qui résultent parfois à de graves maladies voire même la mort de travailleurs et travailleuses. Les plus "chanceux et chanceuses" du système seront ceux et celles qui à défauts de devenir eux-mêmes patrons-nes(sic) pourront avoir une place de privilégiés-ées dans la hiérarchie salariale d'un domaine dans lesquels ces derniers et ces dernières pensent être le moins déprimés...

Une révolution communiste-libertaire vise à abolir le système économique basé sur l'exploitation salariale, donc il n'y aura plus personne qui achètera personnes. C'était d'ailleurs une règle populaire en Espagne 1936 pour les personnes, ayant refusé d'intégrer leur terres à la socialisation, possédaient toujours des propriétés. En abolissant le salariat, cette révolution libertaire aurait aussi comme conséquence de diminuer le nombre d'heures de travail puisque qu'il n'y aurait plus ces bourgeois-es à engraisser car plus d'exploités, plus d'États ni de bureaucratie à faire rouler car anarchie populaire. Donc plus aucun profits à accumuler en exploitant d'autres êtres humains, c'est la fin du capitalisme; plus de dirigeants-es qui structurent l'économie selon leur bonne-science-de-chefs car le travail serait socialisé, c'est le communisme libertaire.



Même si on voudrait occuper les usines et les gérer en solidarité avec la société, ça veut pas nécessairement dire qu'on est"stakanovistes"! Les patrons sur-produisent et nous exploiteront toujours pour les profits. On s'en fiche des profits, on veut vivre, pas sur-vivre en arrachant le pains aux plus faibles pour monter en haut de la pyramides des affranchis-es. On est pas productivistes, mais si c'est pour mater des fascistes et des bourgeois bien gras, je suis prêt à me lever pour lutter très tôt!!! car c'est la guerre des classes.


Lecture suggérée
Travailler moi? Jamais!
par bob black

Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille - ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler. Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de voie fondé sur le jeu ; en d'autre mots, une révolution ludique. Par "jeu", j'entends aussi bien la fête que la créativité, la rencontre que la communauté, et peut-être même l'art. On ne saurait réduire la sphère du jeu aux jeux des enfants, aussi enrichissants que puissent être ces premiers amusements. lire la suite...

mardi 10 juin 2008

Partis Conservateur et Libéral : qui pisse le plus loin?

La chicane continue entre nos grosses têtes à Ottawa. Dion parle d'une taxe sur le carbone, Harper en profite pour se moquer de Dion, qui lui-même reviendra à la charge pour dénoncer l'attitude de Haper. Gna-gna-gnan..


N'empêche, la démagogie du PC est quand même pas pire, je vous laisse goûter : ici.

Quand est-ce qu'on se débarasse de toute cette clique-là, qui dépense notre fric pour leurs conneries?

vendredi 6 juin 2008

Démocratie : choisir qui décide pour nous

Ce midi, pendant mon heure de break, je lisais les nouvelles sur internet, et je me suis ramassé, clic par-ci et clic par-là, sur le blogue du Courrier du Sud, journal de Quebecor dans le coin de Longueil. Un ptit texte intitulé Besoin d'opposition, dont le message général se résume dans la première phrase de l'article :
Le système démocratique repose sur l'équilibre des forces entre un parti au pouvoir et une opposition assez forte pour lui rappeler qu'il a des comptes à rendre et qu'il ne peut faire tout ce qui lui chante.

En tant que libertaire, ma vision de la démocratie n'est évidemment pas tout à fait celle énoncée ci-dessus (directe pour ma part, représentative pour la leur). Ce serait selon moi au gouvernement d'avoir peur du peuple; pas l'inverse. Pouvez lire une entrée sur le blogue des camarades de l'Union Locale de Montréal, référant elle-même à un texte d'Alternative Libertaire sur la question.


En continuant ma lecture de faits divers quotidiens, je tombe sur un titre intéressant : L'ABC de la démocratie à l'école Desranleau. Le temps d'afficher la page (internet pas très rapide à la job), je me mets à me demander de quoi ça peut parler, qu'est-ce que ces jeunes-là ont bien pu faire.

Surprise : encore de la démocratie représentative. Un vrai petit gouvernement : assemblée nationale, ministres, députéEs, tout le kit. Le plus drôle (ou triste, comme vous voulez), c'est "l'escouade des ambassadeurs de la paix" : des mini-flics! Ceux et celles-ci auront pour rôle "de distribuer des récompenses à leurs camarades qui ont une attitude positive dans la cour de récréation ou qui font de beaux gestes auprès de leurs camarades". Hâte de voir l'effet que ça aura sur les kid-shérifs en position d'autorité, s'ils et elles sauront s'en tenir à féliciter les meilleurEs citoyennes et citoyens. Et l'impact sur les jeunes en général qui sortiront de l'école en se rendant bien compte qu'en dehors de leur microsociété, les flics font pas de cadeaux, en plus d'avoir déjà bien avalé la pilule de la démocratie représentative, parce que c'est d'même que ça marche.

jeudi 5 juin 2008

Témoignage d’une militante libertaire de la Révolution espagnole

Entretien avec Fédérica Montsény dimanche 18 juillet 2004

Nous sommes des hommes sans dieu, sans maître et sans patrie" aimait à rappeler Fernand Pelloutier, un des fondateurs du syndicalisme français. Nous ne pratiquons pas l’idolâtrie fut-ce envers l’un des nôtres, aurait-il pu ajouter. Militante réputée du mouvement libertaire espagnol, Fédérica Montsény (12/02/1905 Madrid-14/01/1994 Toulouse) joua dans "l’histoire officielle" un rôle de premier plan. C’est pourquoi une allée de Toulouse, où elle vécut longtemps, lui a été dédiée. Mais, pour nous, elle est avant tout une militante. Ni plus ni moins que chacun des centaines de milliers de militants que l’anarcho- syndicalisme a compté. Le chemin militant est parsemé d’embûches. Poussées par les circonstances, les structures nationales de la CNT et de la FAI commirent une erreur tragique que Fédérica Montsény, avec trois autres compagnons, acceptèrent d’incarner en prenant chacun un ministère dans le gouvernement de la république espagnole. Fédérica Montseny eu le courage de reconnaître cette erreur. Elle continua le combat au sein de la CNT et de la FAI jusqu’à son dernier souffle, restant toute sa longue vie cette femme pétrie des idées de liberté, de solidarité et de justice sociale à travers qui vibrait l’idéal libertaire.

Pour écouter à partir du site de la CNT-AIT cliquez ici

mercredi 4 juin 2008

Petit souvenir: Manifestation de zombie de 2004 à Sherbrooke



manifestation de l'association des locataires de Sherbrooke




Prise de position contre l'apartheid israelien par l'ASSÉ

Des camarades de Tadamon! nous informent par voie de communiqué qu'un premier mouvement social d'envergure, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), a décidé d'appuyer le mouvement de boycott d'Israël. Cette décision fut prise en congrès, à la suite d'un long processus démocratique dans les associations membres. Pour en savoir plus, lisez le communiqué sur le site de Tadamon! (ou encore celui de l'ASSÉ).

lundi 2 juin 2008

Thèmes de l'émission de radio


Demain, comme à tous les mardi de 16h00 à 18h00 nous vous invitons à écouter "La rage du peuple" animé par le collectif. (cliquez ici pour se connecter à l'émission via internet)



Demain:

Actualités
Chronique thèmatique :Mai 68 par Jaouad
Entrevue : l'Association des Locataires de Sherbrooke suite à la manifestation du matin même
Chronique Culturel: retour vélorution etc...

Gratuité du transport en commun à Sherbrooke


Dany Lachance directrice de la STS vendu à la bourgeoisie locale!


La semaine dernière se déroulait à Sherbrooke la présentation d'une étude commandée par la ville de Sherbrooke sur la gratuité du transport en commun suite à une pression populaire de différents milieux sociaux. Cette présentation ne fut au final qu'une mascarade où seule les membres de la chambre de commerce pouvaient y aller gratuitement et le coût pour le reste de la population était de 20$. De plus, cette rencontre se déroulait à Rock Forest (une banlieue de Sherbrooke) lieu innaccessible par le transport en commun...

Était donc réuni une partie de la bourgeoisie sherbrookoise afin de s'assurer que ce projet d'universalisation du transport en commun ne puisse avoir lieu, ce que la directrice de la STS (Dany Lachance) a fait pour les réconforter. Outre la question du coût et de la hausse de taxe, celle-ci à utiliser des arguments aussi méprisant que le fait de rendre le transport en commun gratuit amènerait un nombre important "d'indésirables" à prendre le bus. De plus, voulant écarter toute ouverture à l'universalisation elle a répété à deux reprises la définition de mythe en pesant ses mots afin de bien nous faire comprendre leur fermeture quand à ce projet exiger pr une large partie de la population sherbrookoise.

Finalement ce déjeuner-conférence n'aura été qu'une rencontre de l'élite économique de Sherbrooke qui n'en a que faire de la population qui voit les tarifs pour le transport en commun augmenter année après année et qui met de l'avant la gratuité du transport en commun comme la seule solution viable pour la STS

Occupation israélienne à Hébron - racontée par d'anciens soldats

Alangui à la terrasse d’un café branché de Tel-Aviv, vêtu d’un tee-shirt à fleurs, d’un pantalon de toile et d’une paire de sandales, Doron Efrati, 23 ans, n’a pas véritablement l’allure du bidasse sans scrupule capable de tirer du lit une famille entière de Palestiniens à la pointe de son fusil. C’est pourtant ce qu’il a fait à l’occasion de son service militaire effectué entre 2003 et 2006 en Cisjordanie. “On débarque en douce dans un quartier, on jette des pierres ou une grenade assourdissante contre la porte d’une maison et on hurle : “C’est l’armée, ouvrez !”. Ensuite, on fait sortir tout le monde dehors et on fouille de fond en comble l’intérieur. Une fois qu’on a fini, on passe à une autre maison et ainsi de suite pendant une bonne partie de la nuit. L’idée, c’est de saisir des armes ou du matériel de propagande, mais surtout de maintenir la population palestinienne dans un état de peur permanente. Comme disent les chefs, “il s’agit de manifester notre présence”.

Dégoûté par ce qu’il a vu et vécu, Doron a décidé de parler, à l’inverse de la plupart des conscrits israéliens, qui s’empressent de partir sous les tropiques pour mieux oublier. Son témoignage figure avec une centaine d’autres dans un livret publié il y a quelques semaines par l’organisation Breaking the Silence (Rompre le silence). Depuis sa création en 2004, cette association, financée par l’Union européenne, a récolté les témoignages d’environ cinq cents anciens soldats, témoins des abus, petits ou grands, vicieux ou criminels, perpétrés par les troupes d’occupation israéliennes dans la région d’Hébron. Des exactions encouragées par le statut très particulier de cette cité qui abrite le tombeau d’Abraham et dont le centre est noyauté par 800 colons juifs, barricadés derrière un dédale de barrages militaires qui pourrit la vie des 160 000 autres habitants de la ville, tous Palestiniens.

“Ça m’est souvent arrivé de prendre la relève de collègues affectés à un barrage et de découvrir que des Palestiniens y sont bloqués et menottés depuis des heures, parce qu’ils ont soi-disant manqué de respect aux soldats“, dit Iftakh Arbel, 23 ans, une autre recrue de Breaking the Silence. Des humiliations, qui à la lecture du fascicule de l’association, apparaissent comme routinières. Il y a, par exemple, ce marchand d’accessoires automobiles chez lequel des soldats viennent se servir sans payer et dont ils menacent de fermer le magasin s’il ose déposer plainte. Il y a aussi cette unité qui, un jour de désoeuvrement, décide de casser les vitres d’une mosquée pour déclencher une émeute et s’offrir une tranche d’”action”. Et puis ce “jeu” que décrit l’un des témoins, consistant à arrêter quelques passants dans la rue et à les étrangler à tour de rôle tout en surveillant sa montre. “Le gagnant est celui qui met le plus de temps à s’évanouir.” Mais il y a plus grave. Le témoignage numéro 49, donné par un soldat qui entend conserver l’anonymat, décrit en détail le passage à tabac d’un jeune lanceur de pierres par un officier israélien. “Il l’a démonté, il l’a mis en pièces, raconte le témoin. Le gamin ne pouvait plus tenir sur ses jambes. Nous, on regardait, indifférents. C’est le genre de truc que l’on faisait tous les jours (…). A la fin, le commandant a mis le canon de son arme dans la bouche du gosse, juste devant sa mère, et a déclaré que la prochaine fois qu’il l’attrapait avec une pierre à la main, il le tuerait.”

Iftakh Arbel a touché de près ce processus d’aliénation qui transforme un bon gars en butor. “Tu alternes huit heures de garde et huit heures de repos pendant dix-huit jours. Ça t’épuise, tu t’ennuies à mourir. Tu te mets à haïr les colons à cause de toutes les horreurs qu’ils commettent et les Palestiniens aussi, parce que leur existence est la raison même de ta présence à Hébron. Alors tu essaies de t’occuper. Tu contrôles un Palestinien sans raison. Et s’il ose protester, tu te retrouves à le frapper, juste parce que tu as le pouvoir.”

Parfois le défouloir se solde par la mort d’un Palestinien. “C’était dans le camp de réfugiés d’Al-Fawwar, au début de l’année 2004, raconte Doron Efrati. Un gamin avait balancé un cocktail Molotov sur nos Jeep. Dans une situation pareille, la consigne c’est de viser le haut du corps, c’est-à-dire de tirer pour tuer, même si ce n’est pas dit explicitement. Le temps que l’on sorte de nos Jeep, le gamin avait disparu. Sur ordre de notre chef, une embuscade a été tendue. Le gamin a finalement été abattu par un sniper, plus de quarante minutes après avoir lancé son cocktail Molotov. Le commandant de la brigade a voulu ouvrir une enquête, mais l’un de ses supérieurs l’en a dissuadé.”

En réaction à la sortie du livret de Breaking the Silence, l’armée israélienne a parlé de “brebis galeuses“, “de témoignages anonymes invérifiables” et insiste sur son souci de juger tous les forfaits dont elle a connaissance. Fin avril, deux gardes frontières qui avaient tué un Palestinien en 2002, en le projetant hors de leur Jeep qui roulait à 80 km/h dans les rues de Hébron, ont été condamnés à six et quatre ans de prison ferme. Une sanction tardive, excessivement légère et surtout trop rare, selon Iftakh. “Il faut que les Israéliens comprennent que leur tranquillité a un coût moral exorbitant, dit-il. Actuellement, ce sont les jeunes appelés qui le paient. Mais bientôt, c’est toute la société qui sera corrompue.”


Le Monde, 31 mai

Le ministre du travail et du développement économique Canada se crisse des ouvriers et ouvrières


Voici une bribe de discussion rapportée par le journal de Sherbrooke entre le ministre du travail et un groupe de manifestants syndicaux lors d'une rencontre à Magog. Nous pouvons voir ici l'arrogance des politichiens qui servent bien la bourgeoisie et qui se contrefoutent des travailleurs et travailleuses.

De passage à Orford pour expliquer ses programmes d'aide financière aux gens d'affaires de la région, Jean-Pierre Blackburn, ministre du Travail et ministre de Développement économique Canada, a été accueilli par des représentants syndicaux en colère.

À son arrivée à l'Auberge Estrimont, hier midi, la voiture du ministre a dû s'immobiliser devant la trentaine de manifestants. À la surprise de plusieurs, Jean-Pierre Blackburn est descendu du véhicule ministériel pour affronter les représentants syndicaux, sous l'œil inquiet de son attaché politique.

« Nous demandons depuis plusieurs années un programme de soutien pour les travailleurs âgés. Êtes-vous conscient qu'un travailleur de 55 ans qui perd son emploi est condamné à la pauvreté ? », demande au ministre Denis Vigneault, conseiller syndical à la CSD.

La réponse du ministre n'a pas tardé : « Arrêtez de faire accroire à vos gens qu'on est fini à 55 ans. »

Puis le ton monte : « Monsieur le ministre, vous faites de la diversion. Ces gens-là ont le droit de finir leur carrière dans la dignité », réplique le représentant syndical.

« Il y a des entreprises qui cherchent de la main-d'œuvre », enchaîne M. Blackburn.

« Oui, chez Wal-Mart et chez Rona. Vous ne voulez rien comprendre », rétorque Denis Vigneault.

La discussion s'anime : « Il ne faut pas croire qu'une personne de 55 ans va rester assise chez elle en attendant la mort », insiste le ministre.

« C'est épouvantable de dire ce genre de chose », s'insurge le représentant de la CSD.

« Vous êtes toujours en train de demander, de demander et de demander. Nous avons un budget à gérer. Aujourd'hui, vous vous êtes mis en gang pour m'accueillir. Vous n'avez jamais appelé à mon bureau pour exiger une rencontre. La civilité, ça existe aussi », lance le ministre, sous la réprobation des syndiqués.

dimanche 1 juin 2008

Homophobie à Moscou

(Pris sur Le Monde)

Les mouvements homosexuels russes ont manifesté, dimanche 1er juin, à Moscou, bravant l'interdiction du maire et les insultes des contre manifestants. La mobilisation avait pour but de dénoncer l'homophobie en Russie.

La manifestation s'est déroulée sous les jets d'oeufs et les accusations de "perversité" d'un groupe de contre-manifestants. "Pédérastes! Votre place est en enfer!", a crié un homme barbu à l'adresse des quelques militants homosexuels rassemblés devant la mairie, tandis qu'un autre s'interrogeait : "Pourquoi cette perversion dans notre pays orthodoxe?".

Partisans de groupuscules d'extrême droite et orthodoxes cotoyaient de vieilles dames brandissant des icônes. L'un manifestant a été battu au sol par de jeunes contre-manifestants. 13 contre manifestants ont été interpellées, selon la police de Moscou. Les deux dernières tentatives de Gay pride à Moscou s'étaient soldées par des violences graves contre les manifestants. La police avait alors été accusée de laisser faire. De même que les autorités : en 2007, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, avait qualifié ce genre de défilé d'"acte satanique".

Manifestation pour le droit à l'avortement

Cet après-midi avait lieu, à Montréal, une manif pour le droit à l'avortement, et, donc, contre le projet de loi C-484, dont je glissais un mot (ici) v'là quelques jours. Voici quelques photos de l'événement.

Ben du monde : l'OPDS, le PCR-Mtl, des féministes d'un peu partout, des camarades libertaires sans bannière, le NPD, tout au fond, et même... un groupe raélien weird.

Avortons le projet de la droite religieuse et conservatrice!

Vers la fin, le groupe raélien s'est vu remercié de sa présence à coups de petites tartes par la gueule.

Évidemment, la manif était comme toujours bien encadrée par nos pas-toujours-sympathiques agentEs de la paix sociale.