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samedi 29 août 2009

Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux!

(Parodie de propagande de l'État français)

Deux récentes émissions ont abordées des thèmes semblables. C'est pourquoi nous les mettons sous ce même message.

Le sabotage d'une voie ferrée en France a fait ressurgir le spectre de l'anarchiste terroriste. Cette fois, cet événement permet à l'État français de justifier sa violence. Le spectre des anarcho-autonomes, nouvelle menace intérieure, nouvelle fiction de la terreur Étatique. Qu'en est-il? voici une présentation principalement des deux principaux accusés: Julien Coupat et le livre l'insurrection qui vient écrit après les émeutes des banlieues françaises.

Partie 1
Les anarcho-autonomes en france 18 minutes
(Cliquer sur le titre pour télécharger en mp3)


Partie 2
Cette histoire nous a poussé à nous intéresser à l'histoire de la propagande par le fait. Il s'agit d'une pratique d'attentats violents visant à tuer des personnes de la classe bourgeoise et autres privilégiées. Cette tactique fut surtout pratiquée par des anarchistes individualistes de la période du fin 19e et début 20e. C'est cette période de l'histoire de l'anarchisme qui stigmatisa l'image des anarchistes autour du jeteur de bombe. Cette pratique de terrorisme qui rendis célèbre Ravachol et Émile Henry était supposée mettre le feu au poudre, faire éclater une révolution qui ne vint finalement pas. Par contre dans la foulée de ces attentats, les États apprirent à se coordonner afin de lutter contre les adeptes (pas tous anarchistes) de la propagande par le fait. Ce qui rend intéressant cette chronique, c'est aussi cette histoire de la réponse de l'État. Pour les personnes curieuses, vous pourrez trouver la Déclaration de Ravachol à son procès où il finit guillotiné ici.
La propagande par le fait 16 minutes
(Cliquez sur le titre pour le télécharger en mp3)

Si je prends la parole, ce n’est pas pour me défendre des actes dont on m’accuse, car seule la société, qui par son organisation met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable.
-Ravachol

samedi 23 mai 2009

Émission du 21 avril - "Décroissance" et "Les femmes dans l'apartheid Israelien"

Comme vous le savez, l'émission a maintenant lieu tous les mardi de 18h00 à 19h00. Pour pas trop vous rendre nostalgique, on continue de mettre nos émissions précédantes sur le blog!!! Évidemment, on met pas les actualités.


Entrevue sur la Décroissance avec Antoine Descendres des AmiEs de la Terre de Québec. (27 min.)
Grâce à la participation d'Antoine à l'émission, nous avons beaucoup appris sur le mouvement de décroissance. Entre autre:
- D'où vient la décroissance
- Qui sont les objecteurs de croissance
- Lutte contre le dogmatisme au sein même du mouvement

- Relation entre décroissance.org et décroissance.info
- Présence anarchiste dans le mouvement
- Quelle type de production dans la décroissance
- La décroissance et le développement des pays du Sud

"La décroissance ça donne à être le penchant politique de la simplicité volontaire. C'est l'idée de porter une nouvelle société à travers un projet anti-capitaliste. Ce projet est non seulement anti-capitaliste, mais porte aussi une critique du marxisme qui contient lui aussi son lot de productivisme. Dans ce sens, c'est une critique tous les productivismes.

Ce n'est pas non plus une finalité, ni toujours plus d'austérité. La décroissance c'est la période de transition sociale et économique qui rétablira notre déséquilibre de consommation et de production."

Pour un discours anarchiste un peu plus particulier à la décroissance, vous pouvez vous référer à Jean-Pierre Tertrais et son livre "Du développement à la Décroissance - De la Nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme" aux éditions du Monde Libertaire.
Vous pouvez aussi jeter un coup d'oeil sur son article "Pour une décroissance libertaire" sur le site Ecorev.org -revue critique d'écologie politique.




Chronique de Claudelle: Comment l'apartheid Israelien affecte les femmes Palestinienne ? (25 min.)
Claudelle est venu nous présenter son travail de recherche de session à l'université Bishop'S. Avec une analyse post-coloniale et féministe et à partir d'un rapport d'Amnistie Internationale, elle nous décrit comment les femmes vivent les contrecoups d'un conflit interminable.


- Qu'est-ce qu'un apartheid?
- Les tactiques illégales d'Israël de militarisation du territoire
- Vulnérabilité des femmes, des jeunes et des personnes âgées à la violence
- Effets à long termes sur l'accès aux services sociaux
- Effets économiques et sur l'emploi
- Punitions collectives, punitions administratives etc...
- Postes de contrôle militaire: les"Checkpoints"

mardi 19 mai 2009

Du nouveau sur AnarSonor: Le film "Les LIP"



Le site internet de lecture audio de livre anarchiste AnarSonore vient d'annoncer sur le fils de presse anarchiste a-info la mise en ligne de nouvelles lectures et autre documents médias. Voici une liste complète des nouveautés (cliquez ici).

Les nouveaux documents sont aussi variés que le film situationniste "Critique de la séparation" de Guy Debord, que "histoire de la prison" (wow!) et que "pourquoi déserter les contre-sommet" où dans un fichier audio, une personne argumente que les anarchistes devraient ne plus se présenter aux sommets, tactique qui a pourtant mis de l'avant l'anarchisme au cours des dernières années! Pour écouter ce documents voici l'adresse du site. http://anarsonore.free.fr/

Au niveau d'un contenu un peu plus spécifique à la lutte autogestionnaire, voici Les LIP. Un film qui était déjà disponible sur internet (sur dailymotion.com) mais dans une moins bonne qualité visuelle. Ce film est un ensemble des témoignages des gens qui ont participé directement à une des expérience d'autogestion ouvrière par mis les plus populaires, l'usine de montre LIP en France. Une telle expérience d'autogestion n'est pas en soit un moment révolutionnaire qui aurait pu mettre à lui seul à terre l'institution capitaliste, mais essentiellement une démonstration qu'il suffit d'oser lutter pour vaincre et avancer vers une société qui, elle, est autogérée et libre!


Voici deux affiches de la Fédération Anarchiste qui expliquent essentiellement la "finalité" du projet révolutionnaire libertaire.

mercredi 13 mai 2009

20 mai, présentation sur l'anarchisme au CCLCS

Après avoir donné un "Anarchie pour les Nuls" aux souper rencontre du Tremplin 16-30, quelques membres du collectif du 19 Juillet iront présenter le projet communiste libertaire lors d'une présentation sur l'heure du diner au Centre Coopératif de locaux communautaires de Sherbrooke. Il s'agira du moment idéal pour aller discuter de la pensée et des pratiques anarchistes, vu par des membres de l'Union Communiste Libertaire.

Amenez votre lunch!!!
Mercredi 20 mai 11h30 Salle Alphonse Desjardins
Il y aura une table avec des publications!

lundi 11 mai 2009

Émission du 14 avril


Rappel: prenez note que l'émission aura dorénavant lieu de 18h00 à 19h00.
Au cours de cette émission nous avons fait le tour des actualité comme à l'habitude. Par contre nous ne les avons pas mises sur le blog étant donné qu'elles datent. Voici donc les deux parties les plus atemporelles soit la chronique sur l'auteur poète Stig Dagerman par Frank dada et la chronique sur le Vénézuela par Jm.



Chronique Stig Dagerman
Anarcho-syndicaliste notoire, celui-ci s'est fait connaitre par ses populaires livres métaphoriques et ses poèmes relatant l'actualité au cours d'une période difficile pour sa pensée politique l'après révolution espagnole et régime Allemand. Cet homme aimé cachait pourtant un esprit tourmenté, il termina ses jours dans son garage où il s'asphyxia aux échappements de son automobile. Pour plus d'information sur sa vie, voici sa page wikipedia. La chronique a été pré-enregistré suite aux recherche de notre anarcho-tronche locale Frank dada.


Chronique Vénézuela
Par la suite Jm a tenté de sauver les meubles de la fin de l'émission avec une chronique assez délicate: le socialisme du 21e siècle. Beaucoup de socialiste, alter-mondialiste mettent de l'avant un projet de société en fesant référence au régime de Hugo Frias Chavez. Dans le but de critiquer ses politiques dans une perspective ouvrière libertaire et ainsi nuancer le "tout au Chavez" de certaines tendances politiques, Jm a tenté de résumer une entrevue très intéressante entre un anarchiste français et deux membre de l'organisation El Libertario du Vénézuela où on y fait un tour des grandes lignes. Des informations plus récentes sont publiées sur anarkismo.net (site internet anarcho-communiste) à propos des conflits de travail aux Vénézuela et d'analyse su socialisme de Chavez. Prochaine chronique sur le socialisme cubain à venir prochainement!


lundi 13 avril 2009

Émission du 24 mars (Pauvreté, SLAM et anarchisme au QC)

Au cours de cette émission, nous avons eu en entrevue, Line Marcoux de la Table d'action contre l'appauvrissement en Estrie. Nous avons mis son entrevue dans un message portant spécifiquement sur la pauvreté à Sherbrooke (ici; téléchargement directe ici). Cette entrevue vient donc compléter un des premiers messages de ce blog où l'on apprenait que la ville de Sherbrooke était la championne du Cheap Labor (ici)!
Nous avons aussi eu la chance de recevoir un invité qui a généreusement partagé sa révolte sous forme de SLAM. Son texte qu'il a écrit il y a trois ans, s'attaque à la violence omniprésente dans l'univers capitaliste. Pour plus en savoir à propos du SLAM à Sherbrooke cliquez ici. L'animateur a par la suite eu un entretien avec l'auteur du livre Sur les traces de l'anarchisme au Qc (1860-1960). Mathieu Houle-Courcelles publiait des extraits de son livre dans la revue Rupture de la NEFAC avant de publier son livre. Quelques chapitre du livre sont disponible sur internet aux adresses suivantes ( le 19e, les '20 et '30, les '40). L'auteur lui-même militant anarchiste depuis quelques années à déjà participé à différentes entrevues avec divers médias. Vous pourez les retrouver sur le site de son éditeur: LUX éditeur


Émission du 24 mars première partie (1 heure)
pour télécharger cliquez ici


Émission du 24 mars deuxième partie(1 heure)
Pour télécharger cliquez ici


Entrevue avec Mathieu Houle-Courcelles
Pour télécharger cliquez ici


Performance de SLAM par Jean-Michel
pour télécharger cliquez ici

jeudi 5 mars 2009

Le 8 mars on remet les pendules à l'heure!!

Horaire de la journée du 8 mars
10h30 : Brunch organisé par Concertaction femmes estrie à la Chaudronnée (coût 5$)
11h30 : Conférence de presse à la Chaudronnée
13h30 : Début de la marche à l'Hôtel-Dieu
16h00 : Bouffe au RAJ (contribution volontaire)
19h00 : Visionnement à la bibliothèque Éva-Sénécal (gratuit)
Pour pus d'information, contacter le Regroupement Autonome des Jeunes au 819-542-1045

Deux des organisatrices de cet événement sont venues à l'émission de mardi dernier nous parler de ce qui aura lieu lors de cette importante journée.

Une émission bien remplis de commentaires constructifs et qui en apprennent beaucoup!

Intégrale de l'émission du 3 mars

(1 heure) Pour téléchargement, cliquez ici

Suite...

(1 heure) Pour téléchargement, cliquez ici

Écoute "à la carte"
Thio et Claudelle, deux des organisatrices de cet événement sont venues nous partager l'histoire du 8 mars et nous expliquer les raisons de leur implications dans ce groupe féministes sherbrookois. Lors de cette émission spéciale sur la lutte des femmes, nous avons aussi reçu Jean-Michel qui est venu nous partager son art poétique engagé entre-coupé par de commentaires, de performances verbales et de percutantes citations.

(42 minutes) Pour téléchargement, cliquez ici

Par la suite nous avons tous et toutes eu l'occasion d'échanger sur les ondes avec Blandine qui, au bout du fils, nous expliquait les perspectives libertaires et radicales -prendre le problème par la racine- du féminisme. Très pertient!!

(45 minutes) Pour téléchargement, cliquez ici

lundi 9 février 2009

Émission du 3 janvier - Le nihilisme russe


Voici l'intégrale de la dernière émission de La rage du peuple. Dans cette émission, l'actualité se penche plus spécifiquement sur les luttes ouvrières actuelles pendant 40 minutes environ. La première heure est suivie d'une chronique sur les mouvements révolutionnaires russes de la fin 19ème, début 20ème siècle.

Cette chronique approche le mouvement nihilistes russes avec la présentation du livre d'Eisenzberger: les Rêveurs de l'absolu. Frank, notre herméneute bien d'ici, nous fait la présentation de ces mouvements et de leurs personnages.



Première partie: L'actualité


Deuxième partie: Chronique sur le Nihilisme Russe avec Frank

vendredi 5 décembre 2008

The Aotearoa Workers Solidarity Movement (AWSM)



A new organisation has been formed with the aim of building a serious revolutionary anarchist-communist movement in Aotearoa/New Zealand. The Aotearoa Workers Solidarity Movement (AWSM) is an organisation working towards a classless, stateless society: anarchist-communism. We are made up of revolutionary class-struggle anarchists from across Aotearoa / New Zealand. For now, we are a small organisation with members in Wellington, Christchurch and a few smaller towns across the country ---- AWSM came together when a few anarchists saw the need for a coherent and organised group of anarchist communists, inspired by the platformist strand of anarchist thought (amongst other things). Informal chats over the last few years turned into serious planning a few months ago and a little conference at Labour weekend (late October) in Wellington.

As class struggle anarchists our priority is active involvement in workplace struggles and industrial action as well as community based campaigns in our neighbourhoods. We aim to publish a monthly newspaper starting in 2009, and a less frequent but more in-depth theoretical magazine as well.


Aims & Principles

1: The Aotearoa Workers Solidarity Movement is an organisation working towards a classless, stateless society: anarchist-communism. We are made up of revolutionary class-struggle anarchists from across Aotearoa / New Zealand.

2: Capitalism is based on the exploitation of the working class by the ruling class. But inequality and exploitation are also expressed in terms of race, gender, sexuality, health, ability, age etc, and in these ways one section of the working class oppresses another. This divides us, causing a lack of class unity in struggle that benefits the ruling class. Oppressed groups are strengthened by autonomous action which challenges social and economic power relationships. To achieve our goal we must relinquish power over each other on a personal as well as a political level.

3: We believe that fighting all forms of oppression and exploitation is necessary. Anarchist-Communism cannot be achieved while sexism and racism still exist. In order to be effective in their struggle against their oppression both within society and within the working class, oppressed groups may at times need to organise independently. However, this should be as working class people only, as cross-class movements hide real class differences and achieve little for those in the oppressed groups. Full emancipation cannot be achieved without the abolition of capitalism.

4: We support Tino Rangatiratanga and stand in solidarity with grassroots indigenous struggle and direct action, while not supporting Maori capitalism and corporatisation (we acknowledge the lack of anarchist theory on the indigenous struggle in Aotearoa / New Zealand and are in the process of researching, debating and discussing a more detailed position on this point).

5: While trade unions can never be revolutionary, we recognise that the majority of collective workplace struggle today occurs within unions and therefore our members should join unions where they exist in their workplace, while being wary of any attempts by union bureauracrats to stifle rank and file struggle. Where unions do not exist we encourage our members to engage with their fellow workers to initiate collective action.

6: We recognise that the general strike is one of the working class’ most powerful weapons and oppose all restrictions on worker’s rights to take collective action, including strikes.

7: As well as exploiting and oppressing the majority of people worldwide, Capitalism threatens the planet through war and the destruction of the environment.

8: It is not possible to abolish Capitalism without a revolution, which will arise out of class conflict. The ruling class must be completely overthrown to achieve anarchist communism. Because the ruling class will not relinquish power without their use of armed force, this revolution will be a time of violence as well as liberation.

9: We acknowledge that by implementing the organisation section of the The Organizational Platform of the Libertarian Communists - theoretical unity, tactical unity, collective responsibility and federalism - we will be best able to move forward in promoting the aims and principles of the Aotearoa Workers Solidarity Movement.

Related Link: http://www.awsm.org.nz

mardi 21 octobre 2008

Jordanie : Des anarchistes au sein du mouvement social

Trouvé sur le forum "Recherches sur l'anarchisme" : ici.

Le texte original a été publié, en anglais, sur le blogue des anars en question : là.

Ils ne sont qu’une quinzaine dans un mouvement qui regroupe mille à deux mille personnes, mais leur voix est entendue.

Des anarchistes de Jordanie ont rejoint un mouvement qui s’intitule "la gauche sociale". Celui-ci regroupe, entre autres, des marxistes, des militants de l’après-gauche et d’autres. Il est hiérarchiquement structuré, avec un comité au niveau le plus élevé, mais en revanche les anarchistes y ont un siège et surtout une protection légale, surtout dans un pays où l’on peut encourir trois ans de prison pour participation à un mouvement non autorisé.

Les anarchistes ont distribué un document proposant d’établir une structure non hiérarchique au sein du mouvement. Celle-ci a été acceptée par le secteur des jeunes et des étudiants. Ce mode d’action, mis en route depuis deux mois, fonctionne bien. Si cela continue, il sera proposé à l’ensemble du mouvement social.

Cette expérience de l’organisation quotidienne - une première en Jordanie - apparaît dans les réunions et dans l’action. Les libertaires constituent un groupe de chanteurs dans les diverses manifestations. Ils ont distribué des milliers de tracts dans les quartiers pauvres et les camps de réfugiés. Ils ont aidé à organiser une cérémonie de musique et de poésie pour célébrer les prisonniers jordaniens libérés des prisons israéliennes et la visite d’un communiste libanais, Anwar Yaseen. [1]

Leurs activités, pour l’instant, sont multiples. Ils ont participé aux mouvements e revendication d’un syndicat de "travailleurs journaliers" - quelques 13000 ouvriers qui travaillent à plein temps. Celui-ci a mené une grève de la faim pour obtenir un salaire minimum et de meilleurs soins médicaux. Celle-ci a conduit à leur victoire.

Ils ont également participé avec le comité antisioniste et le FPLP à un mouvement de protestation contre la suppression du festival Jerash, de théâtre, de poésie et de danse contemporaine, ainsi que de chanteurs pop, au profit d’un énorme festival jordanien mené par un organisateur français, qui coûte 30 millions de dollars alors que plus de 20000 enfants souffrent de mauvaise nutrition du fait de la pauvreté.

Deux anarchistes ont été arrêtés, mais ensuite libérés du fait des pressions du mouvement.

Sur le plan médiatique, les anarchistes se sont attirés deux pages dans une revue importante et la télévision Al Djazeera leur a consacré une demi heure à l’occasion d’une grève générale en Jordanie.



[1] Membre de la résistance armée au sud du Liban, Yaseen a connu treize années de prison pour avoir participé à la résistance armée au sud du Liban, au cours de laquelle des soldats israéliens ont été tués.

lundi 29 septembre 2008

Encore..


Les anarchistes, de manière générale, oppose à la démocratie ''bourgeoise'' la démocratie directe. Ce qui explique pourquoi nous refusons de nous présenter aux urnes pour faire valoir notre fameux ''devoir'' de citoyen. Nous refusons de cautionner un pouvoir qui ne correspond pas aux besoins réels du peuple et qui de toute manière décide sans nous consulter, et pire, en nous réprimant lorsque nous manifestons notre mécontentement.
Je met ici un texte de Francis Dupuis-Déry, professeur de science politique à l'uqam et militant anarchiste, qui aborde le sujet de l'abstentionnisme électoral. L'article provient de journal Alternatives. Pour ceux et celles qui en veulent d'avantage, je met ici le lien vers un autre article du même auteur sur le même sujet qui avait été publié dans Le Devoir.

L’abstentionnisme sacrilège

lundi 27 février 2006 par Francis DUPUIS-DERI

« Ce n’est pas très édifiant », jugeait Bernard Derome sur les ondes de Radio-Canada en discutant du taux d’abstention aux élections fédérales. Près de 40 % des personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas daigné voter lors de certains scrutins. Les abstentionnistes forment donc régulièrement la faction majoritaire. Voter, répète-t-on pourtant, serait l’ultime « devoir du citoyen ». Pour accentuer la culpabilité des abstentionnistes, on leur rappelle que des gens sont morts - et ont tué - pour obtenir le droit de vote. Un argument creux. Toutes les causes politiques ont su convaincre des partisans de sacrifier leur vie, dont la lutte contre l’élargissement du droit de vote. Affirmer que l’abstention mine la légitimité de l’État n’est pas plus convainquant, puisque malgré l’abstentionnisme massif, le gouvernement continue de se déclarer autorité suprême et légitime, représentant de toute la nation et lui impose ses lois et décrets, signe en son nom des traités, etc.

Renversons le problème et questionnons la rationalité du vote. Vote-t-on pour se draper d’une image respectable ? Pour savourer l’illusion que notre vote a une réelle incidence ? Parce qu’un leader charismatique nous séduit ? Ou parce que l’État nous apprend à voter dès l’enfance ? La Direction générale des élections (DGE), au Québec, travaille en effet en collaboration avec le ministère de l’Éducation pour offrir du matériel pour les élections des conseils d’élèves, y compris des urnes officielles, un Guide de l’électeur et de l’électrice du conseil d’élèves, et des manuels explicatifs et historiques pour le corps enseignant. L’analyse de ces documents révèle une volonté explicite de nous former à voter dès notre enfance. Le discours au sujet des élections des conseils d’élèves fonctionne en trois temps : (1) convaincre l’élève que « l’électeur est l’acteur central du système électoral » ; (2) former l’élève à voter (l’élection d’un conseil est « une activité de formation ») ; (3) développer le respect des institutions (« amener l’élève à respecter [...] les principes de la démocratie »). Cette « formation » politique passe à la trappe du silence la simple vérité que c’est l’élu qui gouverne l’électeur, bien impuissant entre deux élections. C’est le philosophe Jean-Jacques Rousseau qui notait, dans Du contrat social, qu’un peuple qui vote « pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. » Sont également passées à la trappe de l’oubli les autres formes d’action politique : prise de parole publique, pétition, boycott, lobbying, débrayage, mobilisation de mouvements sociaux, etc. Quand des élèves s’organisent pour contester un enseignant ou la direction, c’est considéré comme un manque de respect à l’autorité plutôt que de l’autoformation politique. Cette « formation » évacue enfin des conceptions plus participatives de la démocratie. Pourquoi les élèves doivent-ils se choisir des représentants, alors que leur nombre restreint par classe permettrait, par exemple, un apprentissage de la démocratie directe ?

Un slogan officiel affirme « Je pense, donc je vote ! », comme si l’abstention relevait de l’absence de pensée. Il y a pourtant de bonnes raisons de ne pas voter. Aucun parti ne représente notre sensibilité. Notre parti ou candidat favori n’a aucune chance de l’emporter. Un individu a moins de chance d’influencer le résultat final par son vote que de gagner le gros lot de Loto-Québec ! Sébastien Dubé, qui prépare une thèse de doctorat sur le sujet en science politique, à l’Université de Montréal, conclue d’ailleurs que l’abstention, « c’est la faute des politiciens. L’offre des partis et le comportement de certains politiciens donnent à plusieurs de bonnes raisons » de ne pas voter (cité dans Forum). Au-delà du sacrilège abstentionniste, ce qui est affligeant, c’est peut-être l’effort déployé pour culpabiliser les abstentionnistes et pour entretenir le mythe sacré du pouvoir de l’électeur. Ou encore notre difficulté à penser notre pouvoir politique autrement que sous la forme d’un X. Ou enfin le refus des politiciens de considérer la signification démocratique de l’abstention, et de gouverner sans broncher. Plutôt que de condamner sans nuance l’abstentionnisme, ne devrait-on pas en réfléchir le sens politique ? Ne devrions-nous pas supposer que certaines personnes se disent, et peut-être avec raison : « Je pense, donc je m’abstiens ! »


mardi 23 septembre 2008

Chinese anarchist mouvement and chinese revolution

A talk on the Chinese revolution with a particular focus on anarchism accompanied by Wikipedia Creative Commons images to illustrate the events, people and places talked about.



Pris sur anarkismo.net à partir de anarchism.pageabode.com

jeudi 17 juillet 2008

Le criminel, c'est l'électeur!

Petit texte historique de la part d'Albert Libertad, militant anarchiste francais.

Placard anti-électoral, 1er mars 1906.
Publié par l’anarchie n°47 et signé Albert Libertad.

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.

LE CRIMINEL, c’est l’Electeur !

jeudi 3 juillet 2008

Chomsky et Foucault sur l'anarchisme

Voici un petit débat entre Noam Chomsky, linguiste et militant anarchiste et Michel Foucault, philosophe français. Le débat tourne autour d'une certaine vision du projet anarchiste sur lequel Foucault a certaine réserve, notamment sur l'identification de la nature humaine qui doit s'assumer et se réaliser à travers la société anarchiste.
Voyez par vous même:


et ensuite...