Nous mettons en ligne l'entrevue de notre émission la rage du peuple du mardi, 27 janvier. Avec nous en studio: Robert Labrecque et Serge Lemay, du syndicat de la rôtisserie au roi du coq rôti. Depuis le 19 juillet dernier, leurs patrons leurs ont décrété un lock-out abusif qui vise uniquement à casser le syndicat et les employéEs. Le Collectif du 19 juillet les soutient dans leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits mais surtout du respect qui leur est due. Ce sont eux et elles qui font vivre leurs patrons. Ce sont eux et elles qui ont bâtie leur milieu de travail ainsi que la réputation de la rôtisserie.
L'entrevue est en deux partie, la première de 27 minutes, et la seconde d'une heure.
Si vous suivez un peu ce blog, ou l'actualité ouvrière du Québec, vous êtes probablement déjà au courant de ce qui se trame à l'usine 3 de Beaulieu Canada, à Acton Vale. Sinon, je vous réfère ici et là.
Petit développement : fin septembre, un "comité de survie" (constitué d'employéEs non-syndiquéEs) est mis sur pied pour : « élaborer et produire un plan de communication afin de rectifier certains faits et de clarifier le contenu des offres patronales à tous les employés syndiqués ou non ainsi qu’à toute la population en générale » ... Le climat a l'air tendu : des syndiquéEs qui préfèrent leur dignité à une baisse salariale de malade, qui se font probablement bullshitter un peu par leurs délégués syndicaux crosseurs, ce qui pousse des non-syndiquéEs à aller se crisser à genoux devant les boss pour sauver "leur" usine, boss qui doivent pas être trop fâchés de voir tout ce petit monde s'entre-déchirer.
Bref, un blog avait été mis sur pied : Comité de survie . Jusque-là, ça va. Même que c'était plutôt actif. Discussions et débats entre employéEs allaient bon train (certains sujets étaient rendus à au-dessus de 90 commentaires!).. pas toujours constructif, mais au moins l'monde se parlait, échangeaient leurs idées, etc. Pis y'a eu quelques commentaires absurdes, hors d'ordre, morons..
Comité de survie - Beaulieu Canada : si jamais vous aboutissez sur ce message, je vous annonce qu'il est possible d'effacer un commentaire indésirable individuel sans empêcher la majorité des slaquéEs de s'exprimer. Ou encore qu'il est possible d'interdire seulement les messages anonymes. Anyway, bonne chance aux camarades d'Acton qui ont encore une colonne.
FINALLY GOT THE NEWS is a forceful, unique documentary that reveals the activities of the League of Revolutionary Black Workers inside and outside the auto factories of Detroit. Through interviews with the members of the movement, footage shot in the auto plants, and footage of leafleting and picketing actions, the film documents their efforts to build an independent black labor organization that, unlike the UAW, will respond to worker's problems, such as the assembly line speed-up and inadequate wages faced by both black and white workers in the industry.
J'écrivais le mois passé (hop!) sur les travailleuses et les travailleurs de Beaulieu Canada, usine de moquettes à Acton Vale, qui avaient dignement refusé l'offre qualifiée de finale par les patrons du tapis, préférant perdre leurs jobs que d'accepter une baisse salariale démesurée.
Est-ce que c'était de la bullshit de la part des boss? Si la menace de fermeture plane toujours, les prolos devaient encore, hier, se prononcer sur une "nouvelle offre finale". Celle-ci ne leur demandait *que* 15% de perte salariale. Moins forte que l'autre fois, une bonne majorité a tout de même dit non.
Sans contrat de travail depuis fin 2006, les 300 prolos de l'usine 3 de Beaulieu Canada, à Acton Vale, sont en grève depuis la mi-juin. Les boss leur demandaient des concessions salariales allant jusqu'à 40%.
«Je souhaite qu'elle ferme tant qu'à faire rire de nous autres de même. C'est une offre qui représente en tout une réduction salariale de 42%. Ce ne sont pas des négociations, c'est de la dictature», racontait un camarade sur les lignes de piquetage.
En effet, Beaulieu Canada a qualifié sa dernière offre de finale, affirmant que l'usine serait fermée advenant que l'offre soit refusée. Ce matin, les travailleurs et les travailleuses avaient à se prononcer sur l'offre fatidique.
Roger Demers, un employé de l'usine de fabrication de tapis, a réagi en prenant le micro dans l'assistance. «Je suis très content du résultat. Avec leurs offres, je me sentais lésé. Après 22 ans de travail, je ne ramperai pas devant eux!», qu'il a dit après le dévoilement d'un puissant 91,5% en faveur du rejet de l'affront patronal.
C'est le vendredi 8 août que la dernière édition du MédiaMatinQuébec sera distribuée dans la Vieille Capitale. Le journal, qui était publié cinq jours par semaine, avait été créé par les travailleurs du Journal de Québec quelques jours après que ceux-ci aient été confrontés à un lock-out en avril 2007.
Après 16 mois de lockout, les syndiqués pourront maintenant reprendre le travail, puisqu'une entente de principe vient d'être conclue entre Quebecor et ses 252 employés du Journal de Québec.
"Nous sommes extrêmement fiers de ces travailleurs membres du SCFP", a affirmé Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP, qui prendra part aux célébrations entourant la distribution de la dernière édition du MédiaMatinQuébec et le retour au travail des syndiqués.
"Nous sommes également fiers du support moral et financier qu'ont offert les membres du SCFP de partout à travers le Canada alors que leurs conseurs et confrères vivaient des moments parfois difficiles," a affirmé M. Généreux.
Fidèle à leur engagement, les employés du Journal de Québec ont cessé la publication du MédiaMatinQuébec, une initiative qui a été saluée par plusieurs comme une réponse dynamique et originale à un conflit de travail que les syndiqués n'avaient jamais souhaité.
"Bien que le lock-out était une très mauvaise décision, le SCFP est heureux de constater que M. Péladeau a finalement agi de façon responsable et qu'il a décidé de travailler de concert avec ses employés afin d'obtenir une entente collective, a conclu M. Généreux."
Les sauveteurs de Cowansville, en grève depuis le 23 juillet, n'ont pas l'intention de lâcher le morceau. Au contraire, ils intensifieront leurs moyens de pression au cours des prochains jours.
Pour ce faire, les 22 membres du Syndicat des employés des piscines et des plans d'eau de la ville distribueront des tracts et interpelleront la population afin de «dénoncer l'attitude de la municipalité.»
«La population doit comprendre les enjeux de cette négociation, c'est elle qui est touchée au premier chef», a fait savoir le président du syndicat, Charles Brault-Perreault, par voie de communiqué. «Il faut qu'elle sache que si la Ville ne nous donne pas des salaires décents, nous ne retournerons pas au travail.»
«À moyen terme, il y aura aussi une pénurie de sauveteurs», dit-il, en invitant les citoyens à faire comprendre à la Ville qu'ils ont droit à des services et que le conflit doit prendre fin.
Voici quelques photos du piquetage de solidarité avec les lockouté de la rôtisserie du Coq Rôti jeudi dernier. Une vingtaine de personnes était au rendez-vous jusqu'à l'arrivée d'une pluie torrentielle. Merci à tous et à toutes.
1.Une minorité appelée la bourgeoisie (ou patrons, ou les riches) dirigent et structurent l'économie. Ils le font en achetant du temps de travail aux autres membres de la société. Ces autres membres s'aliènent et se soumettent à la hiérarchie organisationnelle du patron poussé par l'obligation d'obtenir du salaire. Les prolétaires sont par définition la classe sociale qui n'a rien d'autre pour vivre que de vendre leur travail à des personnes ou des institutions possédant du capital, une valeur quelconque comme la monnaie, l'argent. Au contraire les bourgeois-es n'ont qu'à être propriétaire d'un bloc appartement "qui se paie tout seul", par exemple, pour pouvoir gagner de l'argent. Je ne parlerai pas des bourgeois-es du milieux financier qui font de l'argent sans qu'il y ait aucun produit matériel concret, pratique de produit.
Déconstruisons le mythe que les patrons sont des bien-faiteurs. Ils sont conscients-es du pouvoir qu'ils et elles ont et veulent le maintenir. Le meilleur moyen qu'ils et elles peuvent utiliser pour se maintenir en place, mis à part les massacres et la répression étatique, c'est de nous convaincre qu'ils sont nécessaires.
Dans une société de consommation où l'utilisation de l'argent et l'utilisation d'institutions financières sont parfois nécessaires (épicerie, hypothèque, cartes de crédits), le salaire est une force qui oriente les décisions et la vie entière des individus. Les bourgeois-es, les patrons-nes, sont ceux et celles qui s'approprient légalement le temps de travail d'autres personnes soumises à un système d'exploitation par le salaire. Simplement en étant propriétaire des machines, ou sous la logique de la récompense-motivation pour avoir pris le "risque de l'investissement", les boss se prennent un grande part de la richesse produite par les travailleurs et travailleuses tout en se permettant le droit de dicter les conditions de travail, qui résultent parfois à de graves maladies voire même la mort de travailleurs et travailleuses. Les plus "chanceux et chanceuses" du système seront ceux et celles qui à défauts de devenir eux-mêmes patrons-nes(sic) pourront avoir une place de privilégiés-ées dans la hiérarchie salariale d'un domaine dans lesquels ces derniers et ces dernières pensent être le moins déprimés...
Une révolution communiste-libertaire vise à abolir le système économique basé sur l'exploitation salariale, donc il n'y aura plus personne qui achètera personnes. C'était d'ailleurs une règle populaire en Espagne 1936 pour les personnes, ayant refusé d'intégrer leur terres à la socialisation, possédaient toujours des propriétés. En abolissant le salariat, cette révolution libertaire aurait aussi comme conséquence de diminuer le nombre d'heures de travail puisque qu'il n'y aurait plus ces bourgeois-es à engraisser car plus d'exploités, plus d'États ni de bureaucratie à faire rouler car anarchie populaire. Donc plus aucun profits à accumuler en exploitant d'autres êtres humains, c'est la fin du capitalisme; plus de dirigeants-es qui structurent l'économie selon leur bonne-science-de-chefs car le travail serait socialisé, c'est le communisme libertaire.
Même si on voudrait occuper les usines et les gérer en solidarité avec la société, ça veut pas nécessairement dire qu'on est"stakanovistes"! Les patrons sur-produisent et nous exploiteront toujours pour les profits. On s'en fiche des profits, on veut vivre, pas sur-vivre en arrachant le pains aux plus faibles pour monter en haut de la pyramides des affranchis-es. On est pas productivistes, mais si c'est pour mater des fascistes et des bourgeois bien gras, je suis prêt à me lever pour lutter très tôt!!! car c'est la guerre des classes.
Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille - ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler. Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de voie fondé sur le jeu ; en d'autre mots, une révolution ludique. Par "jeu", j'entends aussi bien la fête que la créativité, la rencontre que la communauté, et peut-être même l'art. On ne saurait réduire la sphère du jeu aux jeux des enfants, aussi enrichissants que puissent être ces premiers amusements. lire la suite...
Lisez le Cahier du "comité du 8 mars" en cliquant sur l'image. Des textes tels que "Pourquoi je suis féministe?" - "Les drogues du viol sont-elles un mythe?" - "Femmes autochtones" - "Les femmes face aux forces de l'ordre" - "L'anarcha-féminisme" et plus encore...
Lire notre journal: Cause Commune
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Collectif du 19 juillet
En tant que collectif communiste libertaire fédéré à l'union communiste libertaire(*), nous désirons mener une lutte contre les gouvernements autoritaires et nous voyons la révolution sociale comme la seule solution au problème. Nous nous opposons au concept même de l’État, car nous croyons que partout, il sert d’instrument aux plus riches afin d'oppresser les plus pauvres dans le but de perpétuer les inégalités et injustices sociales et économiques, de maintenir l'ordre.
Nos principes de base sont la solidarité avec les luttes locales, régionales et internationales; la défense et le développement des libertés individuelles et collectives. C’est dans cette voie que nous encourageons la création de groupes autogérés et favorisons la collectivisation des ressources et des moyens de production. Nous ne voulons plus que les patrons, les politiciens et tous les autres petits chefs et gouroux du prêt à penser, décident ce que nous allons manger, payer, faire, travailler, penser. Nous voulons être libre de ces vautours.
Nous rejetons toute forme d’autorité qui juge et oppresse l’individu telle que la religion et la tradition patriarcale. Nous nous opposons aux guerres impérialistes et à l’idéologie capitaliste, car elles mettent au profit l’exploitation, la violence et les injustices sociales, et que celles-ci empiètent inévitablement sur les droits humains. Nous encourageons également les mouvements de résistance radicale qui s’opposent aux abus de tout système et pensée autoritaire comme le racisme et le fascisme, l'ultra-libéralisme économique.
Nous croyons aussi que ceux qui parlent de révolution sans faire référence aux jouissances de la vie de tous les jours, ont dans la bouche, un cadavre.
Pour le communisme, VIVE LA LIBERTÉ! VIVE L'ANARCHIE!
Collectif 19 Juillet ____________________
Pour nous rejoindre: ucl.sherbrooke@causecommune.net
(*) Fondé le 24 novembre 2008, l'UCL réunis des collectifs à Qc, Mtl, Saguenay, St-Jérôme. L'UCL fait partie de la NEFAC Northeasthern Federation of Anarchist Communists - Fédération Anarcho-Communiste du Nord-Est