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mardi 12 mai 2009

8 mai: Distribution de poulet au Coq-Rôti


Le 8 mai dernier, les syndiqués-es en lock-out du Roi de la Rôtisserie au Coq-Rôti on fêté la fête des mères en vendant leur propre bouffe!

Depuis l'ouverture du comptoir, c'est au cours de cette journée particulière que les ventes sont les meilleurs. Cette année, en plein lock-out, on pouvait aller manger le traditionnel poulet au coût de 5$ et il y avait aussi de la poutine. Voici un reportage vidéo à ce sujet. Celui-ci se termine en soulignant la possibilité pour les travailleurs et travailleuses d'ouvrir leur propre rôtisserie... mais il ne semble pas être question d'utiliser les locaux actuels. L'occupation d'usine et la production aux profits des ouvriers et ouvrières ont déjà été très efficaces dans l'histoire des conflits de travail, mais il ne semble pas être question de cela actuellement.

Il y a quelques semaines, les livreurs se sont fait mettre à la porte. Le Coq perdait ainsi la partie du comptoir qui assurait les plus grands revenus, des employés avec plusieurs dizaines d'années d'expérience de travail... et un président de syndicat local. Menaçant, le président Jean Lacharité de la CSN Estrie annonçait alors aux frères Perrault que la "CSN va leur faire connaître l'enfer sur terre!". Les recours légaux contre les propriétaires de la part de la CSN devront être connus d'ici quelques temps...

D'ici là, les gens de sherbrooke continueront de voir les automobiles se promener avec leur flag jaunes de solidarité avec les lock-outés-ées. Faut dire qu'avec quelques millions de dollars en banque et une attitude de tueur, il ne serait pas surprenant de voir les Perrault continuer longtemps d'agir comme les salauds qu'ils sont.

jeudi 29 janvier 2009

Discours Csn-estrie à la Rôtisserie au Roi du Coq Rôti

Speach de Jean Lacharité, président de la CSN-Estrie, lors de la soirée de solidarité avec les louck-outéEs de la CSN-Estrie.

L'Entrevue avec les lock-outéEs de la rôtisserie


Nous mettons en ligne l'entrevue de notre émission la rage du peuple du mardi, 27 janvier. Avec nous en studio: Robert Labrecque et Serge Lemay, du syndicat de la rôtisserie au roi du coq rôti. Depuis le 19 juillet dernier, leurs patrons leurs ont décrété un lock-out abusif qui vise uniquement à casser le syndicat et les employéEs.
Le Collectif du 19 juillet les soutient dans leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits mais surtout du respect qui leur est due. Ce sont eux et elles qui font vivre leurs patrons. Ce sont eux et elles qui ont bâtie leur milieu de travail ainsi que la réputation de la rôtisserie.

L'entrevue est en deux partie, la première de 27 minutes, et la seconde d'une heure.





vendredi 8 août 2008

Une dernière

C'est le vendredi 8 août que la dernière édition du MédiaMatinQuébec sera distribuée dans la Vieille Capitale. Le journal, qui était publié cinq jours par semaine, avait été créé par les travailleurs du Journal de Québec quelques jours après que ceux-ci aient été confrontés à un lock-out en avril 2007.

Après 16 mois de lockout, les syndiqués pourront maintenant reprendre le travail, puisqu'une entente de principe vient d'être conclue entre Quebecor et ses 252 employés du Journal de Québec.

"Nous sommes extrêmement fiers de ces travailleurs membres du SCFP", a affirmé Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP, qui prendra part aux célébrations entourant la distribution de la dernière édition du MédiaMatinQuébec et le retour au travail des syndiqués.

"Nous sommes également fiers du support moral et financier qu'ont offert les membres du SCFP de partout à travers le Canada alors que leurs conseurs et confrères vivaient des moments parfois difficiles," a affirmé M. Généreux.

Fidèle à leur engagement, les employés du Journal de Québec ont cessé la publication du MédiaMatinQuébec, une initiative qui a été saluée par plusieurs comme une réponse dynamique et originale à un conflit de travail que les syndiqués n'avaient jamais souhaité.

"Bien que le lock-out était une très mauvaise décision, le SCFP est heureux de constater que M. Péladeau a finalement agi de façon responsable et qu'il a décidé de travailler de concert avec ses employés afin d'obtenir une entente collective, a conclu M. Généreux."

Source.

vendredi 1 août 2008

Piquetage de solidarité!

Voici quelques photos du piquetage de solidarité avec les lockouté de la rôtisserie du Coq Rôti jeudi dernier. Une vingtaine de personnes était au rendez-vous jusqu'à l'arrivée d'une pluie torrentielle. Merci à tous et à toutes.


vendredi 4 juillet 2008

437 jours plus tard

Article paru hier dans le MédiaMatinQuébec, journal des lock-outéEs du Journal de Scabec.

Oui à l’entente de principe

MMQ - Les employés syndiqués du Journal de Québec ont accepté à très forte majorité l’entente de principe survenue dans la nuit de mardi à hier. Cette ratification pave la voie au dénouement du plus long conflit de l’histoire de la presse écrite francophone au Canada. Plus précisément, les employés de bureau ont accepté l’entente à 98 %, les employés de l’imprimerie, à 85 %, et ceux de la rédaction, à 98 %.
L’entente de principe établit les paramètres du règlement du conflit. D’une durée de cinq ans à compter de sa signature, l’entente prévoit des augmentations salariales de 2,5 % par année, le rapatriement du service des petites annonces de Kanata à Québec, la semaine de travail de 37,5 heures sur quatre jours pour l’ensemble des syndiqués (37,5 heures sur cinq jours pour le service des petites annonces), une semaine de vacances de plus pour les employés temporaires occasionnels ayant 10 ans ou plus d’ancienneté, l’introduction d’un plancher d’emploi garantissant le nombre de journalistes et de photographes en poste pour maintenir une couverture locale de qualité à Québec tout en permettant le multimédia, des modifications dans le mode d’exploitation des presses en échange d’une garantie d’investissement de l’employeur dans de nouveaux équipements, l’instauration d’un programme d’indemnités de départ (retraite anticipée) offrant quatre semaines de salaire par année de service jusqu’à 18 mois (accompagné d’une possibilité d’emploi à Vidéotron pour les employés de bureau touchés).

Le retour au travail au Journal de Québec n’aura pas lieu avant quelques semaines. Les parties doivent maintenant convenir du redémarrage de l’entreprise. D’ici là, le quotidien gratuit MédiaMatinQuébec continuera d’être publié et distribué par les syndiqués.

Le porte-parole des travailleurs en conflit, Denis Bolduc, s’est dit «très satisfait de l’entente et fier de la solidarité et de la détermination de ses 252 membres». Il a aussi remercié la population et les annonceurs de leur soutien depuis plus de 14 mois. Il les a de plus invités à continuer à «les appuyer jusqu’au retour au travail».

Par ailleurs, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a exprimé sa satisfaction de voir ce long conflit de plus d’un an se terminer par la conclusion d’un accord satisfaisant les deux parties.

«Il faudra retenir que c’est à la table de négociation que se règlent les conflits. Le lock-out au Journal de Québec a démontré une fois de plus que la solidarité, l’entraide et l’imagination des travailleurs peuvent faire la différence», a affirmé M. Arsenault.

La FTQ tient également à remercier la population de Québec qui n’a cessé d’encourager les travailleurs qui, comme moyen de pression, ont lancé leur propre publication: le MédiaMatinQuébec. «La solidarité des gens de Québec à l’endroit des artisans du Journal de Québec doit être saluée. Cette solidarité a été, tout au long du lock-out, le pain et le beurre des travailleurs», a dit en terminant Michel Arsenault.