Affichage des articles dont le libellé est Films. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Films. Afficher tous les articles

vendredi 14 août 2009

La classe ouvrière va au paradis


Directement du site dailymotion.com
extrait 1
extrait 2 - extrait 3 - extrait 4 - extrait 5 - extrait 6 - extrait 7 - extrait 8 - extrait 9 - extrait 10 - extrait 11 - extrait 12
Présentation générale :
Le film d'Elio Petri "La classe ouvrière va au paradis", palme d'or au festival de Cannes 1972, est toujours introuvable à la vente, que ce soit en VHS ou en DVD. Disposant d'un enregistrement TV depuis sa diffusion sur la chaine ARTE dans les années 90, [l'auteur de la série a] décidé d'en poster quelques extraits sur Dailymotion en raison du grand intérêt qu'il présente pour évoquer la situation de la classe ouvrière au début des années 70 (et pas seulement en Italie).

On peut trouver sur la toile plusieurs présentations du film. En voici quelques liens :
http://dvdtoile.com/Film.php?id=17308
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_classe_ouvri%C3%A8re_va_au_paradis
http://www.cannes-fest.com/1972.htm

Ces extraits numérotés de 1 à 12 dans l'ordre narratif du film, peuvent servir de supports à une exploitation pédagogique au lycée en cours de Sciences Economiques et Sociales, d'Histoire Géographie ou même d'italien.

Extrait n°1 : L'entrée des ouvriers dans l'usine.
Dans ce premier extrait, on voit les ouvriers de la B.A.N. (entreprise italienne de mécanique) entrer dans l'usine sous les slogans d'étudiants gauchistes cherchant à éveiller leur conscience de l'exploitation et de l'aliénation qu'ils subissent et réclamant un front révolutionnaire uni des ouvriers et des étudiants. Cette scène illustre bien, sur un mode expressionniste, la situation politique et syndicale de l'Italie du début des années 70. Elle fait également écho au mouvement de contestation des étudiants et des ouvriers en France en mai 1968.

samedi 18 juillet 2009

Film: Mirages d'un El Dorado

Lors de sa venu à Sherbrooke et lors de son entrevue avec nous à l'émission La Rage du Peuple, l'auteur Alain Deneault (Noir Canada) avait fait référence à ce film et c'est maintenant que j'ai mis la main sur le preview! Mieux vaut tard que jamais!



À l’heure où le vert écolo est bien à la mode et où le drapeau canadien constitue un passeport de bonne conscience, Mirages d’un Eldorado montre des pratiques que l’on ne peut imputer aux méchants impérialistes américains.” André Lavoie, Le Devoir

Mirages d’un Eldorado nous amène au coeur de la Cordillère des Andes du Chili où les communautés s’opposent aux compagnies minières étrangères, parmi lesquelles Barrick Gold et son projet Pascua Lama. Notre «western engagé» révèle les bons, les brutes et les puissants de cette histoire et confronte leurs visions d'un Eldorado.

lundi 15 juin 2009

Film: "Le rendez-vous des quais" de Paul Carpita

Débat entre dockers à Marseille : faut-il faire grève ou pas contre la guerre d'Indochine. Extrait du magnifique film de Paul Carpita

Paul Carpita, cinéaste marseillais autodidacte, est quasiment un inconnu. Son cinéma engagé, direct, novateur aurait trop dérangé l’histoire officielle en l’empêchant de suivre son cours tranquille. Alors on l’a muselé, censuré, on l’a oublié, on lui a mis des bâtons dans les roues. Son premier long-métrage, Le rendez-vous des quais, tourné entre 1953 et 1955, avait un tel potentiel subversif que l’unique copie fut saisie puis égarée, et Paul Carpita ne reçut jamais d’aide ni de soutien des professionnels du cinéma pour espérer récidiver. On lui reprochait sans le lui dire de faire des films et de n’être pas parisien, de n’avoir pas fait d’école de cinéma, d’être trop à la gauche du PC, d’être trop de gauche pour le gouvernement français – voire quel-ques années avant d’être de gauche, quand les nazis étaient à Marseille -–, d’être trop avant-gardiste ou trop instinctif. Son film prenait le parti des dockers de Marseille en grève contre la guerre d’Indochine, et son tort s’accentuait parce qu’il l’a tourné avec les travailleurs, par les travailleurs, pour les travailleurs ; de sorte qu’il en est venu à faire le seul film néo-réaliste français, chaînon manquant entre le néo-réalisme italien et la Nouvelle Vague française. Totalement absent des historiographies, Le rendez-vous des quais a été retrouvé en 1989 – il avait été soigneusement « archivé » par les bons soins des staliniens du PCF.

Un livre est constitué d’entretiens passionnants avec Paul Carpita où la verve et la bonne humeur l’emportent sur le passé et la rancoeur.

mardi 19 mai 2009

Du nouveau sur AnarSonor: Le film "Les LIP"



Le site internet de lecture audio de livre anarchiste AnarSonore vient d'annoncer sur le fils de presse anarchiste a-info la mise en ligne de nouvelles lectures et autre documents médias. Voici une liste complète des nouveautés (cliquez ici).

Les nouveaux documents sont aussi variés que le film situationniste "Critique de la séparation" de Guy Debord, que "histoire de la prison" (wow!) et que "pourquoi déserter les contre-sommet" où dans un fichier audio, une personne argumente que les anarchistes devraient ne plus se présenter aux sommets, tactique qui a pourtant mis de l'avant l'anarchisme au cours des dernières années! Pour écouter ce documents voici l'adresse du site. http://anarsonore.free.fr/

Au niveau d'un contenu un peu plus spécifique à la lutte autogestionnaire, voici Les LIP. Un film qui était déjà disponible sur internet (sur dailymotion.com) mais dans une moins bonne qualité visuelle. Ce film est un ensemble des témoignages des gens qui ont participé directement à une des expérience d'autogestion ouvrière par mis les plus populaires, l'usine de montre LIP en France. Une telle expérience d'autogestion n'est pas en soit un moment révolutionnaire qui aurait pu mettre à lui seul à terre l'institution capitaliste, mais essentiellement une démonstration qu'il suffit d'oser lutter pour vaincre et avancer vers une société qui, elle, est autogérée et libre!


Voici deux affiches de la Fédération Anarchiste qui expliquent essentiellement la "finalité" du projet révolutionnaire libertaire.

samedi 20 septembre 2008

Film: "Finally got the news"

FINALLY GOT THE NEWS is a forceful, unique documentary that reveals the activities of the League of Revolutionary Black Workers inside and outside the auto factories of Detroit. Through interviews with the members of the movement, footage shot in the auto plants, and footage of leafleting and picketing actions, the film documents their efforts to build an independent black labor organization that, unlike the UAW, will respond to worker's problems, such as the assembly line speed-up and inadequate wages faced by both black and white workers in the industry.

vendredi 25 juillet 2008

Pixar et propagande

Z'avez-vu le dernier film d'animation de Pixar, Wall-E? Non? Moi non plus... Et c'est moi aussi le genre de truc qui m'aurait sans doute passé mille pieds au-dessus de la tête. Mais la Sainte-Elgrably aura, étonnamment, piqué ma curiosité à propos de ce film, alors qu'elle en parlait dans un article vomi la semaine passée, intitulé, ni plus ni moins : Attaque contre l'humanité. Avec l'éloge qu'elle en fait, je risque bien de m'en trouver une copie sur internet; copie que je garderai pour une soirée pluvieuse où je rentrerai de la job crevé et que j'aurai envie de me changer les idées (eh oui, ça arrive!)... Si vous ne connaissez pas Nathalie Elgrably, je vous laisse la découvrir avec l'article en question.

Attaque contre l'humanité

À l'instar de milliers de parents en Amérique du Nord, j'ai amené mes enfants voir Wall-E, la toute dernière création des studios d'animation Pixar. Comme les critiques ne tarissent pas d'éloges et que certains qualifient déjà ce film de " grand classique ", je m'attendais à un chef-d'oeuvre cinématographique.

Du point de vue technique, c'est indéniablement une oeuvre magistrale. Il faut du génie pour se servir ainsi de la technologie, et Pixar peut se féliciter d'avoir repoussé encore une fois les limites de l'imagerie 3D. Quant au personnage principal, Wall-E, un robot dont la fonction est de compacter les déchets, il est sympathique, attendrissant et même attachant.

Depuis 700 ans, Wall-E vit seul sur terre, car après avoir recouvert la planète de détritus, les humains se sont réfugiés dans l'espace, sur un navire inspiré du Club Med. Wall-E occupe ses journées à nettoyer la terre. Malgré la compagnie d'un petit insecte, il se sent seul. Mais son univers est bouleversé lorsque Eve, robot elle aussi, débarque pour une mission inconnue.

Wall-E aurait pu être une belle et touchante histoire d'amour entre robots (à condition d'aimer les films quasi muets). Mais c'est bien plus que ça : Wall-E, c'est 95 minutes de propagande contre la civilisation moderne ! C'est une attaque contre la technologie, une charge contre notre mode de vie et une insulte à l'espèce humaine.

Le film suppose que l'être humain est capable de saccager la terre sans scrupules jusqu'au point de non-retour. Or, il suffit de comparer la salubrité des villes contemporaines à celles du XVIe siècle et de songer aux efforts constamment déployés pour améliorer notre environnement pour comprendre que cette prémisse est injustifiée et injustifiable.

De plus, le film présente l'Homme comme un être courtois, mais que la technologie a rendu paresseux, sans ambition et carrément léthargique. D'une obésité morbide, il passe ses journées allongé à regarder la télé et à consommer des boissons hypercaloriques. C'est peut-être le cas de certains, mais cette image n'est certainement pas représentative de la majorité qui travaille dur, prend soin de sa santé, s'intéresse à la culture, se soucie de son prochain, etc.

DES CHOIX ABSURDES

Mais Wall-E ne se contente pas de caricaturer certains comportements. Il glorifie des choix absurdes. Il présente des humains qui disposent d'une technologie capable d'assurer leur sécurité alimentaire pendant 700 ans mais qui choisissent d'y renoncer pour s'adonner à l'agriculture traditionnelle. Ils pourraient tirer parti de la technologie et consacrer leur précieux temps à reconstruire la planète, à chercher des remèdes aux maladies incurables, à améliorer leurs robots, à créer des oeuvres d'art, à s'occuper des nécessiteux ou à produire des films d'imagerie 3D. Mais non, ils choisissent de cultiver leurs légumes !

Le film idéalise des procédés agricoles moyenâgeux qui sont éreintants en plus de nous rendre tributaires des caprices de Dame Nature. Est-ce cela, l'évolution ?

Wall-E renferme une dimension politique flagrante. Alors, pourquoi la critique est-elle aussi élogieuse pour un film qui vise à endoctriner des enfants naïfs et crédules ? Aurait-elle été aussi complaisante si le film faisait l'apologie de la société moderne ?

Finalement, alors que le film dénonce la surconsommation, Pixar trouve le moyen de commercialiser mille et un produits à l'effigie du charmant robot. Le producteur de Wall-E dénonce ce qui lui permet justement de faire fortune. Il nous fait la morale pendant une heure et demie mais encourage la consommation de gadgets. Plutôt hypocrite, non ?